Au
final ... comment réagir lorsqu'on se rend compte
que quelque chose cloche chez nous ?
Pas de panique, il faut déjà accepter qu'on a un problème.
On a peur de vomir, ce qui n'est pas "rien",
contrairement à ce que l'entourage peut penser.
Il faut se mettre dans la tête que dépenser une fortune
en scanners, en échographies, en I.R.M, en gastroscopies
j'en passe et des meilleures .. ne sert strictement
à rien, hormis à rassurer notre angoisse. Nous n'avons
pas de problème physiologique à proprement parlé.
Les examens ne montrent aucun dysfonctionnement. Les
médecins sont perplexes. Nous nous plaignons sans
arrêt de terribles nausées mais ils ne voient aucune
solution à notre cas.
Quelle est la bonne solution ? Que faire ? Comment
réagir face à "ça" ?
-
N'ayons pas honte d'en
parler aux Autres :
Ceci
est une grande première étape.
Même si les copains/copines ont une fâcheuse tendance
à la mauvaise plaisanterie ... ouvrons-nous. Libérons-nous
de ce fardeau. Parlons-en sérieusement. Tentons de
leur expliquer notre souffrance. Décodons ce que nous
subissons au quotidien en mots. Essayons de lister
les handicaps que cette phobie nous procure.(que m'empêche-t-elle
de faire et à quel(s)moment(s) de la journée ?)
-
Parlons en à un spécialiste
:
Pourquoi
pas ? Si quelqu'un qui connaît le cas peut nous écouter
parler, nous diriger dans nos souvenirs voire nous
orienter vers une thérapie spécialisée dans notre
souffrance ... Cela peut nous être bénéfique.
Il existe plusieurs types de thérapie :
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La thérapie dite classique
- La psychanalyse
- La Thérapie Comportementale et
Cognitive (TCC)
- L'hypnothérapie
etc etc ...
"Mais quelle thérapie est la bonne pour mon cas
à moi ?" Seul un psychiatre/psychologue peut
répondre à cette question.
On peut nous prescrire des anxyolitiques et des anti-dépresseurs
pour "lutter" contre certains effets dus
à notre phobie. ( angoisses, état dépressif ...) [
Je ne suis pas médecin mais personnellement, j'ai
eu ma dose de ce genre de cachets qui n'ont pas eu
grand effet sur moi].
-
Communiquons entre émétophobes
:
C'est
évident, cela soulage. Nous nous croyions seuls, et
bien non. De nombreuses autres personnes sont dans
notre cas. Pourquoi ne pas essayer de réfléchir ?
Pourquoi ne pas essayer, chacun de notre côté d'abord,
d'analyser notre problème ? D'où vient-il ? Comment
a-t-il commencé ? Et quand ? dans quelles circonstances
?
Nous pouvons ensuite nous raconter nos histoires et
tenter de trouver des points communs.
Certains diront que parler entre émétophobes équivaut
à se complaindre dans son malheur et à tourner dans
le cercle infernal. Personnellement je ne pense pas.
Dans mon entourage, personne ne vit ce que je vis
et personne ne comprend réellement ce que je ressens.
Evidemment, je tente de mettre des mots. Mais pour
quelqu'un qui ne subit pas cette angoisse ... cela
reste flou. Parler entre nous peut déjà nous soulager,
nous enlever cette impression d'être seul. Grâce aux
autres émétophobes, nous ne perdons pas espoir de
guérir un jour.
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Initions nous aux méthodes
de relaxation :
Ca
peut paraître bête, mais peut aussi se révéler assez
efficace. Le yoga par exemple, nous apprend
la limite du corps et de l'esprit ( du mental), les
techniques de respiration, à être maître de soi-même.
Ceci peut contribuer à une meilleure acceptation de
soi, et à mieux gérer sa vie d'émétophobe.
La sophrologie peut également nous aider à
gérer nos crises d'angoisse. Quitte à angoisser, mieux
vaut tout de même pouvoir nous maîtriser sur le moment
et éviter ainsi de paniquer davantage. Souvent, on
l'utilise en complément de la Thérapie Cognitivo-Comportementale
et les résultats sont plutôt positifs.
Il existe d'autres méthodes de relaxation bien sûr,
mais je ne les ai pas encore testées. ( par exemple,
la musicothérapie ...)
-
Ne refusons pas les méthodes alternatives ou les médecines
douces :
Figurez
vous que les médicaments qu'on nous donne ne sont
pas efficaces sur la cause du problème. Et
oui ! Les anxyolitiques, antidépresseurs, antipsychotiques
ne sont que des moyens de paralyser notre peur ...
mais à quel prix ? Personnellement, j'ai eu ma dose
de ce genre de cachets et je peux vous dire que ça
ne m'a pas aidée, bien au contraire. j'étais devenue
accro, comme une toxicomane. En clair, ces médicaments
agissent sur notre cerveau et je tiens au mien.
Il existe des méthodes douces pour nous aider.
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L'ostéopathie |
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L'acupuncture |
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L'homéopathie |
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La naturopathie |
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Le magnétisme ou sophromagnétisme etc etc ... |
Les plantes ont parfois des résultats que les médicaments
n'ont pas. Bien entendu, il faut savoir se munir de
patience, les effets sont plus longs à venir mais
au moins, ça ne peut pas nuire à notre santé !
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Méfions nous des méthodes
illusoires :
Il
n'y a pas à dire, les gens qui souffrent sont des
cibles idéales pour les " Super Gourous"
qui affirment pouvoir nous guérir. J'ai vu notamment
un site web, que je ne citerai pas bien entendu, vantant
les mérites d'une "technique nouvelle" pour
guérir les phobies. Autant vous dire de suite qu'il
s'agit là d'une superbe arnaque.
BUT : Nous faire croire en leur méthode dès le début
en nous sortant tout un tas de mots techniques ( via
mail ou téléphone), puis, organiser une rencontre.
Il faut savoir que pour cette deuxième étape, une
somme d'argent monstrueuse doit être déboursée de
notre poche !!
Ne tombez surtout pas dans le panneau ! Nous sommes
émétophobes et désespérés, certes, mais nous ne sommes
pas non plus crédules et prêts à gober n'importe quelle
ânerie.