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24 Juillet 2008 , bienvenue sur emetophobie.net
                 
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Suite à l'émission TV, j'ai pu dégager quelques points communs que tous les phobiques du plateau paraissaient avoir :

- L'angoisse de séparation par rapport à la mère : Moi j'ai toujours voulu prendre mon indépendance tôt. Et au final, je me suis rendue compte que j'avais besoin d'elle. J'angoisse si je la sais loin. Peur de couper le cordon ... Moi je ne parle plus a mes parents a cause de mon père mais ma mère me manque oui. Sans elle, j'ai l'impression de ne pas pouvoir avancer. J'ai peur de grandir en fait. Je suis restée coincée entre le monde enfant auquel je m'accroche désespérément et le monde adulte que je rejette de toutes mes forces parce qu'il me terrorise. Je suis entre deux et je refuse d'avancer. Ca me fait peur.
 

- La maîtrise de soi / le contrôle : Je contrôle tout et tout le temps depuis petite. J'aime exercer un pouvoir sur moi et sur les choses, pas parce que je suis dictatoriale mais parce que ça me rassure. J'ai du mal avec l'imprévu, il faut que je me prépare psychologiquement a tout. Je contrôle tout, tout le temps et depuis quelques temps, j'ai horreur des surprises. J'aime avoir le choix. Il me faut une alternative dans toutes les situations, sinon, j'angoisse. Par exemple : Si je suis invitée à un repas avec des amis et qu'on me dit que je suis obligée d'y aller, non seulement je vais angoisser mais cela va entraîner une colère. Donc je vais inventer un prétexte de dernière minute, je vais appeler et dire qu'un pépin m'est tombé dessus et qu'ils ne comptent pas sur moi, que je viendrai si je pourrai. Dans ce dernier cas de figure, je me redonne le choix d'y aller ou pas. C'est mon alternative, j'ai une échappatoire au cas où. C'est essentiel, ça m'évite de me sentir coincée, donc d'angoisser.
 

- Le perfectionnisme : Ce foutu besoin de plaire en permanence, d'être au top, d'être la meilleure ... Pouah, ça m'a bouffé. Comme j'ai toujours eu l'impression d'être ignorée par mes parents, j'avais besoin d'être parfaite pour qu'on m'aime. Au final ça n'a rien arrangé puisque :

1/ on ne m'aime pas davantage.
2/ je me déteste encore plus de ne pas être aimée comme prévu.

Je hais l'échec et je le vis très mal. Ceci a un rapport direct avec le 4ème point ( chez moi en tout cas )
 

- L'Autre : J'ai sans arrêt l'impression qu'on va mal me juger. Si j'échoue, je vais attendre une réaction négative de la part de l'Autre et je vais me miner toute seule par rapport à ça. Du coup, je me dévalorise, je me sous-estime en permanence. En résumé : Je suis conne, je suis moche, je suis bête, je n'ai rien pour moi. Pourquoi m'aimerait-on dans ces cas là ? Et boom, on repart dans le cercle vicieux.

 - La peur de l'inconnu ( et ça relève je pense du contrôle + de l'angoisse de séparation à la mère ) : Perso, je me vois mal avancer dans la vie. Du coup je m'auto détruis en me bousillant la vie toute seule comme une grande. Même quand ça va, il faut que ça n'aille pas. Quand je pourrais aller bien, je déprime presque d'aller bien. Je me tue moi même tous les jours. J'ai peur d'avancer dans la vie, j'ai besoin de stagner, de me sentir en sécurité en permanence. Il faut que je sois entourée de mon petit monde protecteur. D'où l'évitement des situations nouvelles.


Il faut savoir que ces 5 points ne se retrouvent pas forcément chez tous les phobiques du monde. En revanche, sur la Maling list reservée aux émétophobes, beaucoup se sont retrouvés là dedans. La phobie dont nous souffrons ne date pas d'hier. Il a du y avoir un traumatisme dans l'enfance ou dans l'adolescence qui avait ou n'avait pas de rapport direct avec le vomi. Notre problème de base n'est pas forcément le vomi. C'est quelque chose de beaucoup plus profond que ça et nous l'avons transféré là dessus. C'est devenu notre terreur numéro 1 parce qu'il y a eu une projection de toutes nos angoisses dessus.

Pour connaître l'origine de la phobie, il faut creuser, chercher. Un membre de la famille ou un ami proche malade dans l'enfance ? Avez vous fait un voyage scolaire qui s'est mal passé ? Votre mère vous a-t-elle manqué à un moment ou à un autre et l'avez vous mal vécu ? Avez vous vomi tout seul étant petit et avez vous été effrayé par la chose ? Avez vous vomi en public et avez vous eu peur / honte ? Est-ce arrivé à quelqu'un de votre entourage proche ?

Je ne veux pas faire de la psychologie à un euro, mais il faut chercher le début de tout ce déclenchement. Il faut également envisager une thérapie ou des thérapies pour essayer de comprendre le pourquoi du comment ou tout simplement pour arriver à vivre mieux, en gérant ses angoisses. La thérapie analytique, la thérapie comportementale et cognitive, l'hypnose ... Voilà des solutions pour nous. Bien sûr, un psy génial pour X ne sera pas forcément un psy génial pour Y, c'est à nous de nous prendre en main, de faire les démarches si nous voulons nous prouver que nous pouvons sortir de là. Il ne faut pas s'enterrer dans la phobie. Il faut arrêter de plonger dans la stratégie d'évitement. Plus on évite, plus la liste des situations / objets à éviter se rallonge. C'est inutile et ça ne fait qu'empirer les choses. Il faut se forcer à aller de l'avant au début. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera pour nous. Il ne sert à rien de pleurer sur son sort, il faut regarder devant, même si nous avons justement peur de ce " devant ".

 

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