Quels
sont les handicaps pouvant être liés à
l'émétophobie ?
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Les restrictions alimentaires
sont universelles chez les émétophobes.
La plupart ont une liste d'aliments qu'ils ne mangent
pas parce qu'ils les suspectent d'être facteurs
probables d'intoxications alimentaires ; beaucoup évitent
d'autres aliments parce qu'ils les associent à
un épisode de vomissement dans l'enfance. Certains
des aliments que les émétos évitent
n'ont aucune relation évidente avec quoi que ce
soit. Puisque la plupart des intoxications alimentaires
sont provoquées par une préparation non-hygiénique
plutôt que par des aliments " mauvais ",
les phobiques sont des cuisiniers méticuleusement
hygiéniques. ( la manière la plus facile
de faire trembler un émétophobe ? Léchez
la cuillère tout en faisant cuire un plat, il ne
le mangera pas.)
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Dans les magasins, les émétophobes peuvent
développer des TOC
en examinant soigneusement chacun des aliments qu'ils
prennent avant de les mettre dans leur caddie. Ils fouillent
l'arrière des réfrigérateurs des
supermarchés pour atteindre les produits les plus
frais ; ils peuvent aussi traquer le personnel pour choisir
certains articles par eux-mêmes et se lavent évidemment
les mains immédiatement en rentrant chez eux, avant
de toucher leur visage ou quoi que soit d'autre sur leur
propre personne.
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Il est d'usage pour un émétophobe d'avoir
un ensemble de critères particulièrement
rigoureux lorsqu'il s'agit de manger dehors. Certains
évitent complètement les restaurants . D'autres
commanderont une entrée mais ne mangeront jamais
autre chose que de la salade. Ils ont un 6ème sens
qui leur indique de ne pas manger dans un restaurant particulier.
Certains émétophobes sont incommodés
dans les endroits publics, particulièrement les
restaurants, parce qu'ils ont peur que d'autres clients
se mettent à vomir. Certains préfèrent
s'affamer plutôt que de manger dans des endroits
publics.
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Outre ces habitudes alimentaires, l'émétophobie
affecte la vie de ceux qui en souffrent d'autres manières.
Beaucoup de femmes émétophobes refusent
la grossesse parce qu'elles craignent les nausées
matinales et d'éventuels vomissements qui peuvent
se produire au cours de cette période.
Pourtant,
il est très rare qu'une émétophobe
vomisse lors de la grossesse.
Certaines ont peur des enfants étant donné
que ces derniers sont malades plus souvent que la plupart
des adultes. Elles dorment même dans une autre chambre
quand un membre de famille est malade. On a même
vu des phobiques dormir la fenêtre ouverte en hiver
dans leur obsession de tuer le virus.
- Enormément d'émétophobes évitent
les voyages, particulièrement dans les pays
étrangers. Presque tous les émétophobes
évitent les voyages en mer ; certains ne prennent
pas du tout l'avion, et quelques autres refusent même
de monter en voiture. D'autres insistent pour conduire,
ce qui est plus ou moins logique dans la mesure où
il est impossible d'avoir le mal des transports quand
on conduit soi-même. Naturellement, peu d'émétophobes
acceptent de monter sur des manèges lors de fêtes
foraines.
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Bien que plus communes chez les enfants, les émétophobes
développent souvent des superstitions
au sujet de l'événement déclencheur
ou des périodes suivant les vomissements vécus.
Cela peut entraîner par exemple le fait d'éviter
de porter le pyjama qu'ils portaient quand ils ont été
amenés à vomir ou même tout simplement,
d'éviter de porter un pyjama de même couleur
; cela peut être aussi de refuser de boire dans
la même tasse dans laquelle ils avaient bu avant
de vomir ; ils peuvent également être anxieux
le jour de la semaine où ils ont vomi ou bien même
le mois ... ou d'éviter la musique qui était
à la mode à ce moment-là etc ...
Même les enfants effectuant ces rituels comprennent
que ces superstitions sont complètement indépendantes
du vomissement ; ces comportements servent à illustrer
la nature irrationnelle de la phobie.
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Beaucoup d'émétophobes s'excluent
des activités sociales, et certains signalent
que la restriction sociale est l'une des plus mauvaises
choses engendrée par la phobie. Ils ont peur de
fréquenter les endroits où les gens peuvent
être ivres, et évitent ainsi les discothèques,
les soirées et autres occasions sociales. Ils ont
peur du théâtre, du cinéma, des événements
sportifs, et bien d'autres endroits encore où la
foule est présente.
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L'émétophobie peut également affecter
le choix de carrière, certaines personnes
qui en souffrent évitant des domaines qu'ils estiment
à haut risque par rapport au vomi, tels que la
santé, l'armée, l'enseignement, la recherche
en laboratoire, l'aviation et l'espace.
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La phobie interfère au niveau de l'éducation,
de la carrière, du mariage, et des rapports familiaux.
Les attaques de panique qui l'accompagnent peuvent en
arriver à être graves. Les phobiques s'excluent
des activités mentionnées ci-dessus et ceci
peut contribuer au développement d'autres phobies
telles que l'agoraphobie et la phobie sociale, ainsi que
d'autres problèmes de santé tels que l'insomnie.
C'est souvent dû au fait que les émétophobes
se sentent davantage rassurés chez eux dans leur
" cocon ". Ils ne craignent pas les virus des
autres et se sentent en sécurité. Ce sentiment
peut facilement mener à l'isolement et même
à l'agoraphobie.
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L'émétophobie peut également être
gênante d'un point de vue
social pour ceux qui en souffrent parce que le
non-phobique ne se voit pas côtoyer quelqu'un dont
la hantise est le vomissement. C'est tout de même
un bel obstacle quand un émétophobe demande
au premier abord " tu vomis souvent ? "
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L'émétophobie peut mener à de bonnes
habitudes alimentaires comme à de très mauvaises.
Il y a un effort constant de manger sainement pour éviter
toute éventuelle intoxication alimentaire. Par
contre, les personnes souffrant de ce trouble évitent
les aliments qu'ils rendent responsable d'une nausée
ou d'un vomissement antérieur, même si ça
n'a pas été le cas. Cela peut conduire à
éviter un grand nombre de produits et donc d'apports
nutritionnels et conduire à des carences.
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Les émétophobes sont habituellement
incapables de prendre soin de membres de leur famille
malades. Certains se sentent coupables de ne pas
pouvoir apporter une aide à leurs propres enfants
; ils craignent de les blesser en se voyant davantage
préoccupés par le fait d'attraper la maladie
en question plutôt que par la maladie réelle
de leur progéniture. Ils peuvent même s'enfuir
pour éviter d'affronter un vomissement.