Phytothérapie
Définition
encyclopédique :
Phytothérapie
Utilisation de produits végétaux pour le traitement
des maladies humaines, animales ou végétales.
©
Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2000
Historique
:
La
phytothérapie, qui utilise les plantes pour lutter
contre les maladies, est l'une des méthodes thérapeutiques
les plus anciennes: le premier traité de phytothérapie
est chinois. Toutes les sociétés, antiques ou modernes,
ont une médecine des plantes.
Les
Égyptiens, par exemple, utilisaient l'écorce de grenadier
contre les parasites. On a même retrouvé de nombreuses
recettes écrites en hiéroglyphes sur des papyrus,
comme celui d'Ebers, datant de 1700 avant notre ère.
Mais c'est l'invention de l'imprimerie qui permit
la multiplication des traités médicaux faisant l'inventaire
des herbes utilisées par les apothicaires.
Au
XVIIe siècle apparut, en Europe du moins, le
quinquina, et à la fin du XVIIIe siècle la digitale.
Au milieu du XIXe siècle, on s'avisa des propriétés
insecticides du pyrèthre, et ce n'est qu'au début
de notre siècle qu'on introduisit l'aubépine dans
la pharmacopée. Les Rauwolfia n'ont commencé
d'être mis à profit que vers les années 1950, la petite
pervenche vers la même époque, et des travaux se poursuivent
actuellement, par exemple sur les Ochrosia,
Apocynacées à propriétés anticancéreuses intéressantes.
La
phytothérapie tire parti de tous les éléments des
plantes: les racines et les rhizomes, recueillis pendant
la période de dormance, avant la reprise de la végétation;
l'écorce des troncs et des branches, prélevée sur
des arbres ou des arbustes; feuilles et tiges ramassées,
comme les fleurs, au moment de la floraison. Les fruits
et les baies sont récoltés à maturité. On peut également
recueillir des substances (gomme, résines...) sur
des végétaux en place.
©
Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2000
Complément
d'information :
Dans
les préparations, la composition d'un remède peut
réunir différentes plantes. La tisane, le cataplasme
appliqué directement sur la peau, le sirop, les solutions
alcoolisées ou aqueuses, les essences et les huiles
sont les formes les plus courantes de remèdes. Pour
les phytothérapeutes, c'est souvent l'ensemble d'une
plante qui constitue le principe actif: séparer ses
composants revient à diminuer son efficacité. De nombreux
médicaments pharmaceutiques dits allopathiques sont,
à l'origine, extraits des plantes. Par exemple, l'acide
salicylique, principe actif de l'aspirine, était fabriqué
avec l'écorce de saule. Il est à présent synthétisé
par voie chimique, ce qui permet de mieux contrôler
la qualité, mais aussi d'épargner les saules pour
subvenir à la consommation mondiale.
Si
les préparations à base de plantes ne sont pas toutes
vraiment agissantes, certaines ont des propriétés
calmantes, laxatives ou diurétiques bien établies.
La phytothérapie est parfaitement indiquée dans les
maladies bénignes mais, étant donné que certaines
plantes renferment des principes actifs puissants,
il est formellement déconseillé de pratiquer l'automédication
dans ce domaine.
©
Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2000