10 - Maintenir ses efforts sur la durée.

Comme le dit le Dr. Christophe André dans son livre, il semble qu'on reste toujours un " ancien phobique ". L'expérience de la phobie est étalée en général sur plusieurs années de notre vie et représente un morceau de nous-mêmes qu'on ne peut pas effacer, même après guérison.

Et puis les vulnérabilités émotionnelles qui sont l'origine de la phobie, elles, tendent à rester sur place et à ne pas disparaître. Mais si on a su mettre au placard la phobie une fois, on saura le refaire. C'est un peu comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Et évidemment, plus on en fait, moins on oubliera.

Si les efforts sont maintenus sur la durée, nous seront protégés du retour de la phobie. D'autant plus qu'avec le temps, les efforts deviennent plutôt des automatismes et un style de vie.

Faire régulièrement ses exercices d'exposition à la peur est une " gymnastique psychoémotionnelle " et est sans doute la méthode la plus efficace. Il faut donc se confronter régulièrement à nos " peurs préférées " ; c'est une très bonne arme antirechute. On s'aperçoit que le danger tant attendu et redouté n'apparaît pas.

Les crises d'angoisse, cette panique qu'on redoute tant et que nous comparons à une énorme tremblement de terre devient, au fil du temps, une petite secousse qui arrive, qu'on laisse passer et qui disparaît. On voit qu'on tient bon, alors on n'a plus peur. Et on n'a plus peur à l'avance non plus. On arrête de vivre dans la hantise d'une rechute, on profite de la vie.

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