La
thérapie cognitivo comportementale a démontré
son efficacité au niveau des phobies, entre autres.
Elle demande une collaboration mutuelle entre le psy
et le patient. Elle demande également un engagement
du patient dans l'affrontement thérapeutique,
donc, beaucoup de courage.
Elle
ne tolère pas la persistance des évitements.
Pour guérir, il faut nous mettre en situation.
Pas forcément la situation du vomissement en
elle-même d'un coup, mais de certaines situations
angoissantes à un moindre degré.
Il
est donc important au départ de faire une liste
de nos angoisses, une par une ( c'est assez long et
fatigant car on travaille d'ores et déjà
en imaginaire ). Il faut les lister de la plus importante
à la moins importante. Ainsi, en en discutant
avec le psy, on peut décider par quelle angoisse
commencer en premier. On commence de façon légère,
mais il faut s'exposer à
cette situation ( ou à
cet objet ) de manière volontaire (
sans être forcé par le psy ), de
manière répétée, et de manière
prolongée. Ce sont les
trois critères de désensibilisation.
Le
patient décide lui-même de ce qu'il est
capable d'affronter avec le suivi thérapeutique
derrière. Seulement, il faut savoir que si l'on
affronte une seule fois une situation redoutée
et qu'on reste dans l'évitement pendant longtemps
derrière, la fois suivante sera pire.
Pour
se désensibiliser, il faut utiliser la
courbe d'habituation et bien l'intégrer
:

Exemple
: Si on a peur d'aller dans une fête foraine et
que par acte de " bravoure ", on décide
d'y aller, il risque d'y avoir une crise d'angoisse.
La crise d'angoisse sera certainement très forte,
et durera très longtemps. Si, à cause
de la crise d'angoisse, on fuit et on rentre chez soi
( on écourte le temps de promenade donc d'exposition
), on n'aura pas attendu la fin de la crise, on n'aura
pas pu profiter de la fête foraine sans malaise,
et la peur d'y retourner la fois suivante sera bien
plus forte. Et bien entendu, la crise en sera décuplée.
Quand
on a le courage d'aller à un endroit redouté,
il faut y rester, même et surtout en cas de crise.
Il faut attendre la fin de la crise et procéder
à une courbe d'habituation. C'est à dire
tracer une courbe pour noter l'intensité de la
crise et sa durée.
En
faisant de manière répétée
cette exposition, c'est à dire en y allant tous
les jours; la crise d'angoisse se fera au fur et à
mesure, moins intense, et moins longue. Jusqu'à
disparaître totalement.
Il
existe des médicaments pour se faire aider en
cas de besoin. Demandez plus d'informations à
votre psychiatre.
Les
chemins thérapeutiques avec les patients phobiques
sont de plus en plus sûrs mais chaque personne
est différente et les techniques des psy ne peuvent
pas être appliquées de façon mécanique.
A chaque patient phobique ses exercices ... Les psys
doivent innover et parfois créer pour nos cas
personnels.
La
thérapie touche à sa fin quand l'exposition
n'est plus appréhendée par avance donc
quand l'anticipation n'est plus.