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24 Juillet 2008 , bienvenue sur emetophobie.net
                 
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La thérapie cognitivo comportementale a démontré son efficacité au niveau des phobies, entre autres. Elle demande une collaboration mutuelle entre le psy et le patient. Elle demande également un engagement du patient dans l'affrontement thérapeutique, donc, beaucoup de courage.

Elle ne tolère pas la persistance des évitements. Pour guérir, il faut nous mettre en situation. Pas forcément la situation du vomissement en elle-même d'un coup, mais de certaines situations angoissantes à un moindre degré.

Il est donc important au départ de faire une liste de nos angoisses, une par une ( c'est assez long et fatigant car on travaille d'ores et déjà en imaginaire ). Il faut les lister de la plus importante à la moins importante. Ainsi, en en discutant avec le psy, on peut décider par quelle angoisse commencer en premier. On commence de façon légère, mais il faut s'exposer à cette situation ( ou à cet objet ) de manière volontaire ( sans être forcé par le psy ), de manière répétée, et de manière prolongée. Ce sont les trois critères de désensibilisation.

Le patient décide lui-même de ce qu'il est capable d'affronter avec le suivi thérapeutique derrière. Seulement, il faut savoir que si l'on affronte une seule fois une situation redoutée et qu'on reste dans l'évitement pendant longtemps derrière, la fois suivante sera pire.

Pour se désensibiliser, il faut utiliser la courbe d'habituation et bien l'intégrer :

Exemple : Si on a peur d'aller dans une fête foraine et que par acte de " bravoure ", on décide d'y aller, il risque d'y avoir une crise d'angoisse. La crise d'angoisse sera certainement très forte, et durera très longtemps. Si, à cause de la crise d'angoisse, on fuit et on rentre chez soi ( on écourte le temps de promenade donc d'exposition ), on n'aura pas attendu la fin de la crise, on n'aura pas pu profiter de la fête foraine sans malaise, et la peur d'y retourner la fois suivante sera bien plus forte. Et bien entendu, la crise en sera décuplée.

Quand on a le courage d'aller à un endroit redouté, il faut y rester, même et surtout en cas de crise. Il faut attendre la fin de la crise et procéder à une courbe d'habituation. C'est à dire tracer une courbe pour noter l'intensité de la crise et sa durée.

En faisant de manière répétée cette exposition, c'est à dire en y allant tous les jours; la crise d'angoisse se fera au fur et à mesure, moins intense, et moins longue. Jusqu'à disparaître totalement.

Il existe des médicaments pour se faire aider en cas de besoin. Demandez plus d'informations à votre psychiatre.

Les chemins thérapeutiques avec les patients phobiques sont de plus en plus sûrs mais chaque personne est différente et les techniques des psy ne peuvent pas être appliquées de façon mécanique. A chaque patient phobique ses exercices ... Les psys doivent innover et parfois créer pour nos cas personnels.

La thérapie touche à sa fin quand l'exposition n'est plus appréhendée par avance donc quand l'anticipation n'est plus.

 

 

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