Les médicaments
antidépresseurs et anxiolytiques sont prescrits
d’emblée pour limiter l’ampleur
des phénomènes anxieux et réduire
la fréquence des attaques. Pour efficace
qu’il soit, il faut bien comprendre que
ce traitement seul ne suffit pas à régler
durablement le problème. Il offre un soulagement
et constitue une base sur laquelle il est possible
de reconstruire la pensée du patient. C’est
ici qu’entrent en jeu les thérapies
dites " comportementales et cognitives ".
Il s’agit
d’amener la personne à prendre conscience
de ses troubles et surtout de ce qui les génère.
On va ensuite réapprendre petit à
petit au malade à affronter les situations
qu’il redoute. Il va ainsi comprendre peu
à peu qu’il ne risque rien, qu’il
ne va pas mourir ni devenir fou. Le thérapeute
l’aide à "démonter"
le scénario-catastrophe qui s’impose
à son imagination et à contrôler
positivement l’enchaînement des pensées
qui aboutissent à une angoisse irraisonnée.
Pour cela, le thérapeute utilise des mises
en scènes et des exercices pratiques de
mise en situation, d’intensité graduelle.
Il apprend aussi à la victime à
noter ce qu’elle ressent, ce qui lui passe
par la tête quand elle est plongée
dans ces situations anxiogènes. Ce genre
de thérapie peut prendre de quelques mois
à quelques années, en fonction du
profil du malade et de la gravité de ses
troubles. Bien conduite par un professionnel expérimenté,
elle permet de faire disparaître 70 à
90 % des troubles paniques.
Dr Max
Fleury