Eh
bien, je viens de rejoindre le site et je félicite
ceux qui l'ont inventé. Merci. Eh bien, pourquoi,
où et comment j'ai eu cette phobie, ça je ne le sais
pas. Au fait, le fait de vomir m'a toujours dégoûtée.
Je n'ai jamais pu voir ou entendre qqn vomir. Je ne
supporte pas ça. Je pense que j'ai toujours tout fait
pour ne pas vomir. P.ex, quand je sors, je ne bois
jamais excessivement car je sais que je risque de
vomir. J'évite de manger des plats trop copieux de
peur de ne pas le digérer. Quand j'avais 3 ou 4 ans,
j'ai mangé des boulettes de viande à la sauce tomate.
Je m'en souviens comme si c'était hier. J'ai vomis
toute la nuit NON-STOP. Ma mère était à mes côtés
et ne savait plus quoi faire. Je me souviendrai toute
ma vie de cette nuit. C'est peut-être de là que vient
ce dégoût??? En tout cas, je n'ai plus vomi pendant
des années après ça. Une fois à l'âge de 8-9 ans,
j'avais une gastro et la dernière fois c'était il
y a 2 ans bientôt. C'était pendant ma pause de midi.
Je me sentais patraque et je pensais avoir faim. J'ai
commandé une pizza au champignons (que je n'ai plus
mangé depuis) et je me suis couchée. J'étais crevée
de la veille. J'ai téléphoné au boulot en disant que
je ne revenais pas car je ne me sentais pas bien.
A un moment donné, je me suis levée et j'ai eu des
nausées. J'ai couru aux toilettes et j'ai vomis mais
quelque chose de grave... Pendant une heure non-stop.
Pendant que je vomissais, j'ai téléphoné à ma meilleure
amie (la pauvre) en lui disant que je n'en pouvais
plus. Pour finir 2 amis sont venus me voir et ont
téléphoné au Dr. J'avais une gastro. Le plus drôle
c'est que 2 jours après j'en rigolais et je me disais
que vomir n'est pas si terrifiant que ça. Et je me
sentais bien et le fait de voir quelqu'un vomir ne
me faisait plus peur. Mais depuis un an, ce n'est
plus le cas. Je ne me souviens plus à quel moment
j'ai eu le déclic. Mais le Dr. m'avait prescrit des
anti-vomitifs (Motilium) et je me suis souvenu de
ce médicament un jour, j'avais des nausées. Et cela
fait 2 ans que je prends quotidiennement ce médicament.
Je ne peux pas m'en passer. Je suis totalement dépendante.
Je ne peux pas me déplacer sans. Pendant longtemps
je n'ai parlé à personne de ce problème. Un jour un
ami m'a raconté qu'il avait des crises de panique
(il avait peur de devenir fou ), trop de stress et
c'est là que je me suis rendue compte que j'avais
des symptômes similaires aux siens et pendant un temps
je devenais agoraphobe. J'étais incapable d'aller
seule quelque part et même accompagnée, je devais
prendre mon médicament. Mon ex petit copain ne comprenait
pas mon problème et me disait que ce n'était que dans
ma tête. C'est clair, c'est dans ma tête mais c'est
aussi physique. Car le pire c'est que je ressens ces
nausées même si je sais que c'est ma peur qui me fait
ça. Mais je ne peux pas contrôler cette peur en cas
de crises. Je n'avais plus de relations sexuelles
car j'avais trop peur de vomir. J'ai consulté un psy,
j'ai fais des séances de relaxations mais rien.. aucuns
résultats. Là j'ai pris contact avec un hypnotiseur
qui s'occupe de tels cas et j'espère de tout mon coeur
que cela puisse m'aider.... Mais je peux vous dire
que je suis FATIGUEE de vivre ça. J'ai déprimé des
tas de fois en me disant que je voulais être normale,
comme les autres. Je n'en peux plus de vivre dans
la peur, de me poser des questions sur ce que je mange
ou bois. De me demander si les gens autour de moi
ne sont pas malades. Mes amis connaissent mon problème
et essayent de m'aider en cas de crises. Mais parfois
je ne dis rien pour ne pas les emmerder. Car je me
doute bien que ce n'est pas facile pour eux non plus
de vivre avec qqn qui a constamment peur. Je pense
que je n'ai pas besoin de vous expliquer les situations
qui me font le plus peur (bus, train, grande surface)
mais malgré ma peur, je sors pas mal et je fais beaucoup
la fête car je ne veux pas tomber encore plus bas.
Donc j'ingurgite des litres d'anti-vomitif en me disant
qu'avec ça je ne pourrai pas vomir. Et parfois je
me dis que j'aimerais vomir une bonne fois pour toute
pour me dire que ce n'est pas si grave que ça mais
dès que je fais une crise, je préférerai mourir que
vomir. C'est insupportable. J'en ai vraiment marre
et je prie le bon Dieu pour qu'il arrête cette souffrance
mais je sais que ça ne tient qu'à moi. Mais d'où vient
cette merde de phobie...??? (je ne trouve pas d'autres
mots)... Là maintenant, j'ai mon ventre qui gargouille
et je commence à flipper mais je me dis que c'est
normal. Je n'ai rien dans l'estomac et j'ai bu du
café. J'ai peut-être faim???!!!! Soit...
En tout cas, je me sens soulagée de savoir que je
ne suis pas seule dans cette galère et que forcément
il doit y avoir une solution. N'empêche que je pense
que cette phobie n'est pas assez connu auprès des
Dr. car personne n'a pu me dire de quelle phobie je
souffrais. Maintenant je le sais grâce à vous tous.
Il faudrait faire des campagnes pour dire aux gens
qui en souffrent qu'ils ne sont pas seuls dans leur
malheur et qu'ils peuvent en parler. Je vous remercie
déjà de votre soutien et de vos conseils...
Qui sait, on n'y arrivera peut-être tous ensemble....
Voilà un peu mon histoire....
Merci à vous tous et surtout COURAGE.. il nous en
faut..
Vero
Je
m'appelle Jonathan, j'ai 18 ans, et j'ai souffert
d'émétophobie. Non pas que aujourd'hui je sois totalement
guéri car j'ai toujours cette peur de vomir, mais
je peux m'estimer heureux car je n'ai plus de crises
d'angoisse. Je suis passé par ces crises de panique
qui vous empêchent de vivre comme tout un chacun,
ces crises qui se manifestent par ce qui nous tétanise
le plus : la nausée. Vahina, quand tu parles de cercle
infernal, c'est tout à fait ça. On a la nausée, et
cela nous angoisse, et la nausée s'en fait plus forte.
Bon alors pour en venir au pourquoi je n'ai plus de
crises, je ne pense pas qu'il y ait tant que ça à
s'en réjouir. En effet, un problème en a remplacé
un autre. J'ai souffert pendant deux ans de boulimie,
ce qui, en plus de m'avoir fait grossir, m'a fait
oublier mon émétophobie. En effet, lors des crises
de boulimie, on finit très souvent par avoir une vraie
nausée, que l'on apprend à accepter. Au bout d'un
an de boulimie, j'ai eu l'idée (oh combien absurde)
de revenir à l'émétophobie, parce que j'avais envie
de perdre du poids, et hop, je me suis laissé prendre,
j'ai recommencé à avoir des crises, et bien sûr, j'en
ai souffert, à nouveau. Je suis passé chez des tas
de médecins, mais c'est mon médecin habituel, que
je connais bien, qui m'a finalement remis sous anti-dépresseurs.
Je voulais en profiter pour faire une petite parenthèse
: personne dans mon entourage ne sait réellement de
quoi j'ai souffert car l'émétophobie est tellement
rare et mal connue que personne ne comprend vraiment
ce qui nous arrive. Même mon médecin n'a pas su mettre
cette étiquette sur cette maladie.
Bref, je continue. Les anti-dépresseurs, le stress
de la Terminale (bac), et les rapports difficiles
avec ma mère ont fait que mes crises se sont faites
moins fréquentes. Et la boulimie a repris le dessus.
Elle a cessé il y a environs un an, et aujourd'hui,
je tente de réapprendre à manger, ce que j'ai du mal
à faire, mais au moins, je m'aperçois que mes deux
gros problèmes d'adolescent sont aujourd'hui en partie
réglés. Et cela me donne vraiment envie de reprendre
une vie totalement normale, sans complexe, sans peur.
Je précise que quand j'étais boulimique, je faisais
partie
de ces boulimiques qui ne se font pas vomir bien sûr.
Je voulais vous dire que je sais ce que cette maladie
vous fait endurer chaque jour, je sais aussi que l'entourage
a beaucoup, vraiment beaucoup de mal à comprendre,
et cela ne nous aide pas. je voulais dire aussi que
la thérapie, qu'elle soit individuelle ou collective
me semble être la meilleure solution pour s'en sortir,
car si je vais bien mieux aujourd'hui, il n'empêche
que j'ai encore des séquelles (à la fois boulimie
et émétophobie) que je n'aurais sûrement pas eu si
j'avais été pris en charge par un tiers. Ah oui, sinon
je laisserai bien tôt un message sur les psys, car
c'est un sujet qui mérite débat. En effet, on a souvent
du mal a leur dire tout ce que l'on ressent, ils n'arrivent
pas toujours à mettre une étiquette sur la maladie,
mais en ayant côtoyés, je sais que cela fait toujours
du bien, même si ce n'est que passager, car ils vous
ouvrent les yeux sur certaines situations.
Jonathan
je
me présente en quelques mots... j'aurai 24 ans
dans 1 mois et je souffre d'émétophobie depuis que
j'ai 18 ans ce qui me semble être un âge bien
tardif quand je lis l'histoire des autres > émétophobes
qui ont souvent cette peur depuis leur plus tendre
enfance.
Pour moi tout a commencé par un retour de vacances.
Après un voyage sur la côte ouest des USA, j'ai eu
du mal a récupérer les 9 heures de décalage
horaire et pendant quelques jours j'ai souffert de
vertiges, de nausées et douleurs dans la cage thoracique.
je ne m'en suis jamais vraiment remis. C'est comme
si le fait de me sentir mourir en pleine nuit avait
déclenché en moi une alarme. Depuis ce jour je suis
à l'écoute constante de ce qui se passe dans
mon corps. Pendant près de 2 ans j'ai vécu terrorisé
par la peur de vomir (à cette époque je devais
prendre train et métro 2 fois par jour et je
suivais des cours dans un amphithéâtre, je vous laisse
imaginer le calvaire).
A cette époque, je prenais des anxyolitiques et petit
à petit mon anxiété a diminué. Après avoir finalement
décroché mon diplôme (mon émétophobie m'a fait
redoubler une année ), j'ai même rencontré une fille
que j'adorais et qui m'avait fait redécouvrir
la vie, les sorties et ces petits plaisirs qui
font maintenant partie de mon passé. Pour diverses
raisons, j'ai décidé de ne plus la voir et depuis
je suis retombé dans mon émétophobie, elle est
même beaucoup plus aigüe qu'avant que lors de la"première
vague" ou je mangeais encore plus ou moins normalement.
Mais désormais je me nourris essentiellement
de pain et de biscuits secs et je ne bois plus
que de l'eau ou du thé. J'ai perdu beaucoup de poids.
Depuis quelques mois je suis une psychanalyse qui
est souvent éprouvante ( les crises de panique ne
sont pas rares durant les séances ). C'est curieux
mais jusqu'il y a peu je pensais être fou. Il est
quelque part rassurant de se rendre compte que d'autres
personnes partagent exactement les même souffrances
que moi...
J'espère qu'ensemble nous allons pouvoir nous entraider,
pour soulager nos vies quotidiennes et marcher
vers la guérison...
Xavier
Moi
qui n'ai jamais consulté de psy ou autre, vous ne
pouvez pas savoir le bien que ça me fait de vous lire
chaque jour. Je crois que j'ai un problème de masochisme
aussi !! Pourquoi ? Parce que moi aussi, si quelqu'un
me dit, "je suis malade", j'ai un mouvement
de recul et je le harcèle de question, à croire que
j'aimerai entendre "j'ai envie de vomir"!
Du coup, mes amis le savent, et je les soupçonne parfois
de me mentir... Et c'est pire, je me rends malade
pour rien.
Autre chose, j'imagine aussi, que tout le monde vomit
dans la rue ( très rare, cela dit ) mais si quelqu'un
vomit, je m'enfuis à toutes jambes et arrivée très
loin aller savoir pourquoi, JE REGARDE !! Pour vérifier
si la personne vomi, et pouvoir me rendre malade inutilement!
C'est plus fort que moi, j'entretiens ce dégoût !!
Etant la seule Maman je pense parmi vous, je vous
informe aussi, que les enfants vomissent aussi !!
Et le mien a d'ailleurs une certaine facilité à le
faire ! C'est horrible pour moi, pour plusieurs raisons
:
1/ Ca me dégoûte, mais parfois il faut nettoyer, hé
oui !!!
2/ Tout mon corps se met à trembler, j'ai envie de
pleurer, j'ai une peine atroce pour mon petit bébé
(qui lui s'en fout complètement !) j'ai peur, je saute
sur mon téléphone et je contact le médecin...
J'essaie quand même au mieux que je peux de pas lui
montrer ma panique, pour ne pas lui refiler cette
putain de phobie !!!!
Mais en ce qui concerne ma grossesse : No problem.
Je pense avoir eu de la chance, mais aujourd'hui,
ma phobie ayant complètement pris le contrôle de ma
vie, je ne me sens pas le courage de recommencer.
Vanneyssa
Voilà
en début de soirée j'ai commencé par avoir des douleurs
abdominales situées au niveau du nombril mais remontant
vers l'estomac (douleurs très désagréables et qui
malgré les médoc ne partaient pas) Et ..ce matin j'ai
vomi , au début j'ai vu ma dernière heure arrivée
("pitié pas ça !"). Ca faisait des années
, de longues années J'ai finalement tout lâché pour
vomir ( j'avais l'estomac trop lourd , ça allait me
soulager ). Ce fut le cas , j'ai vomi et j'étais mieux
après mais j'ai fais une crise d'angoisse au moment
ou c'est arrivé.. J'ai réfléchis par rapport au vomissement
, j'ai même regardé ce que j'avais vomi (c'était mon
dîner) ( désolée si c'est un peu "gore"
:-)) Mais je me suis rappelé tout ce que j'avais fais
en TCC..
Vomir est naturel , ça soulage (mouais) , j'ai tenté
de rectifier mes pensées anxieuses..
J'ai vomi encore une fois ensuite , et ça c'est "mieux
passé" , j'ai tout laissé aller. Ce n'est jamais
agréable de vomir et pour personne mais en vomissant
je me suis tout de même exposée à mon angoisse..
Quand on a peur de quelque chose , en TCC, on part
du principe que plus on s'expose plus l'angoisse diminue
, bien sur on ne va pas faire vomir les gens mais
s' ils vomissent on peut en parler ensuite et travailler
dessus. Je ne vais pas dire que j'ai plus peur de
vomir , par contre j'en "riais" et j'étais
moins angoissée qu'il y'a quelques années , avant
j'aurais hurlé , je me serais roulée par terre , j'aurais
pris des médicaments plein la bouche pour pas vomir..
Ca m'a fait voir que la TCC a porté ses fruits : j'ai
moins peur de vomir , je ne réagis plus de la même
manière.
Quand j'étais dans une grosse période émétophobe ,
j'étais loin de "tout lâcher" ! Que dire
du vomissement ..je pense que c'est justement quelque
chose de positif car il aide le corps,à se débarrasser
des "cochonneries" ..
Peut-être qu'un jour je n'aurais plus du tout peur
de vomir ;-)) à mon avis cela arrivera mais il y a
4 ans , ça ne ressemblait vraiment pas à ça .. Je
parlais de pire ennemie , car le médecin est venue
et a diagnostiqué une gastro (oui , une gastro , celle
que j'essaye d'éviter depuis des années !!!)
Voilà , j'ai pensé à vous car le médecin ne comprenait
vraiment pas pourquoi j'étais en tachycardie. Il m'a
juste dit que personne n'aimait vomir ( sauf que moi
ça me fait très peur , me paralyse ;-)
Je ne pense pas que vomir d'un coup comme ça peut
aider , c''est à dire que là j'ai vomis après le travail
effectué en TCC et en sophrologie , donc il y a eu
du changement mais avant j'aurais vomi : ça aurait
empiré !
Aurélie
Moi
aussi je souffre d'émétophobie. Enfin j'ai trouvé
un nom à ma phobie. Je l'ai trouvé par le biais
du net, quelqu'un a mentionné ce mot un jour, j'ai
fait des recherches et voilà je me retrouve ici.
J'en suis heureuse, car je constate que je ne suis
pas la seule. Ce n'est pas que je suis heureuse
pour les gens comme moi loin de là car je sais comment
ces gens peuvent souffrir. Non je suis heureuse
parce que je vais peut-être pouvoir partager avec
d'autres personnes mes angoisses et leurs angoisses
de tous les jours.
Moi
je suis en thérapie présentement depuis 3 mois, j'ai
une rencontre toutes les 3 semaines avec ma psy.
C'est pas tout à fait comme je souhaitais mais
quand même il y a un peu de positif. Moi c'est
un MIRACLE que je cherchais mais malheureusement
il y en a pas ...
Tout
à commencé en 1985, j'avais 20 ans.
Je me sentais fatiguée depuis quelques mois, je filais
mal tout les jours, je suis de Montréal, je devais
prendre le métro tous les jours pour me rendre à mes
cours, c'était difficile. J'avais l'impression
de ne plus vivre, j'étais étouffée de plus en plus.
Une fin de semaine, je gardais le bébé de ma
ex belle-soeur, dans la nuit du dimanche au lundi
j'ai dormi chez elle car elle et son mari étaient
rentrés très tard à la maison. Tout d'un coup
je me suis réveillée en état de panique général car
elle était en train de vomir. Et oui une simple
indigestion du à une béchamel qui a mal passé.
C'est ce que les autres diraient, Mais moi wow
tout à basculer à ce moment j'ai moi même eu des fortes
nausées à ce moment, j'étais dans un état de panique
incontrôlable. Je pleurais, je criais, je tremblais
de partout, j'avais froid j'avais chaud,je voulais
fuir mais où aller en pleine nuit?
Et
voilà tout à commencé à ce moment....Du coup, sans
le savoir encore je suis devenu agoraphobe.
Evidemment je ne sortais plus car pour moi il était
clair que quelqu'un vomirait à coté de moi.
J'ai vu des tonnes de médecins qui ont été capables
de me dire tout est normal, vos prises de sang sont
belles ...etc. Alors moi je paniquais encore
plus. Au moindre mot gastro, j'avais tout un
scénario qui apparaissait dans ma tête alors imaginez
le temps des fêtes qui est propice pour les gastro...
le printemps quand les microbes refont surface.....quelqu'un
qui a trop bu d'alcool......quelqu'un qui tousse trop.....quelqu'un
qui a trop mangé.......les inconnus ceux que je ne
connais pas leurs faits et gestes leur routine .............les
femmes enceintes avec leurs nausées..........les handicapés..........les
enfants qui ne peuvent pas contrôler les indigestions.........
Et
bien c'est comme si ma vie s'était arrêtée là.
Malheureusement ou heureusement comme j'étais une
personne qui ne parlait à personne de mes problèmes
surtout pas à mes parents j'ai donc du fonctionner
dans ma vie de façon à faire croire que tout allait
bien en moi. Mais c'était faux.
Je prenais des Gravol aux 4 heures pour être certaine
de ne pas vomir. J'ai fait ça pendant 4 ans
imaginez mon estomac aujourd'hui lolllllll.
Il arrive que j'en prenne des fois quand mes crises
sont trop graves, mais c'est peut-être une trentaine
par année.
A
ce moment j'avais un conjoint hypocondriaque, rien
pour m'aider....Il s'imaginait tout plein de maladies.
En plus il me trompait, me volait mon argent, signait
mes chèques en imitant ma signature et encaissait
les sous.
Il
regardait des film porno (je trouvais des condoms
utilisés chez moi) sous la table de salon dans les
coins des garde robe il y avait souvent du sperme.
Il ne travaillait pas (bien-être social). Il
faisait des téléphones porno, les 1 976-xxxx etc et
mes factures de téléphones étaient souvent au montant
de 1200-1500 dollars par mois.
Et
moi je restais là, j'endurais , je me disais pour
le meilleur et pour le pire ... le meilleur va venir
un jour......
Je
ne parlais pas de cela à personne j'avais trop peur
... les mots tu es folle tu inventes personne
ne peut être comme ça dans la vie voyons donc.....
Je
pense que je ne voulais pas être jugée et le fait
qu'il ne voulait pas sortir lui non plus m'arrangeait
parce que je n'avais pas à sortir moi non plus donc
j'évitais ma peur du vomi, ma peur de vomir.....
Je
n'étais pas heureuse....
En
1987 je suis allée en thérapie je l'ai fait pendant
2 ans j'ai réussis à contrôler un peu mais pas assez
à mon goût. Les années ont passées. Je vivais
tout le temps les mêmes angoisses mais elles faisaient
alors partie de moi de ma vie de tous les jours.
Je les maîtrisais. Mais j'étais toujours pas
heureuse. En 1994, j'ai perdu mon emploi
(préposée aux commandes pour la Cie de chocolat Hershey)
c'était un très bon emploi. J'avais commencé
là en 1988. Mais je sais maintenant que mon
comportement de l'époque à stimulé la décision de
mon renvoi. Alors je suis sans emploi, je doit
payer pour les pots cassés de mon conjoint....WOW
la belle vie. En 1995 j'ouvre un commerce de
location de jeux vidéo avec mon conjoint. Il
rencontre un ancien pote de secondaire et il me le
présente, il me présente sa conjointe aussi.
Et bien pour faire une histoire courte de ce passage
sur ma vie ...j'ai quitté mon conjoint et je suis
mariée avec son copain. Et je suis presque heureuse.
Je dis presque parce que je vis encore avec ma phobie,
ma peur de vomir, de voir du vomi ou d'entendre vomir.
Mais
aujourd'hui je sais que c'est en parlant que tout
se tasse c'est en essayant de trouver d'où ça vient
nos inquiétudes que l'on peut monter marche après
marche notre escalier de la vie. Pas évident
tous les jours mais il y a de l'espoir pour chacun
de nous qui sommes au prise avec cette phobie. Je
pourrais raconter cette période de ma vie mais pour
l'instant je pense que c'est déjà beaucoup de lecture
à faire.
Sylvie
Je
m'appelle Caroline, je suis maman d'une petite fille
de 9 ans qui semble souffrir de cette phobie ...
En effet, depuis deux ans environ, mon mari et moi-même
avions remarqué que notre fille manquait d'appétit
et que cela s'aggravait de mois en mois, les angoisses
dues à l'alimentation se sont installées
durablement depuis septembre 2003, et depuis nous avons
vu psychologues etc ... qui l'ont cataloguée
anorexique.
Jusqu'à
présent je n'était pas satisfaite de ce
diagnostic car il ne correspondait pas exactement aux
symptômes de ma fille ; une émission de
télé ( C'est quoi l'amour de Carole Rousseau)
à été faite sur cette phobie et
d'autres le 26 mars 2004 ( hier ) m'a enfin fait prendre
conscience du mal dont souffrait ma fille et je remercie
toutes les personnes qui ont témoignées
et merci également à ceux qui témoignent
sur ce site, cela fait du bien de pouvoir mattre un
nom sur une souffrance à ce jour devenue familiale.
J'espère aider au mieux ma fille si ce n'est
pour l'en sortir ce sera pour l'aider à vivre
avec. Merci mille fois à tous.
Caroline
C'est
grâce à l'émission C'est quoi l'amour
sur l'émétophobie que j'ai compris pourquoi
j'avais des crises d'angoisse à la simple évocation
du vomi. Jusque là je provoquais les moqueries
sans savoir que ma souffrance était bien réelle
et que d'autres personnes connaissaient la même
chose. J'ai ainsi pu mettre des mots sur ma phobie du
vomi et surtout me sentir moins seule dans cette angoisse
quotidienne.
J'arrive quand même à prendre l'avion ou
le bus, j'ai même fait de longs voyages à
l'étranger mais toujours dans la crainte que
quelqu'un ne vomisse dans le bus et donc cela m'empêche
évidemment de profiter de l'instant.
Je souhaite bon courage à tous ceux qui souffrent
de la même chose.
Chloé
Bonjour
à tous! Je m'appelle Marie, j'ai 15 ans et je
suis émétophobe ... J'ai cette maladie
depuis l'âge de 9 ans. Mes proches ne le savent
pas encore, j'ai honte de leur dire ; mes parents s'engueulent
toujours avec moi presque à tout les repas, ils
disent que c'est dans la tête que ca se passe
et que c'est facile de vaincre l'émétophobie
mais c'est plus fort que moi, quand j'était petite
c'était horrible, j'allais chez un psy et je
lui parlais de mes angoisses, lui, me comprenait c'était
chouette, mais j'étais petite et j'avais du mal
à gérer cette maladie toute seule, je
me renfermais sur moi-même et je pensais que j'étais
folle jusqu'au jour où j'ai vu une émission
à la tv qui parlait de cette maladie et c'est
là que j'ai compris que je n'étais pas
la seule à vivre ce cauchemard ... Merci de m'avoir
écoutée et je voudrais vous dire que si
vous êtes atteint de cette maladie et bien je
vous souhaite du courage car il en faut. Bisou ...
Marie
Je
m'appelle Virginie, j'ai 23 ans et je vis avec l'émétophobie
depuis mon plus jeune âge. Mais elle est devenue
un calvaire depuis juillet 2002, date à laquelle
j'ai fait ma première très grosse crise
d' angoisse, mélangée à de la panique
et tétanie.
Depuis, je ne vis plus. Je refuse catégoriquement
de m'éloigner de mon domicile qui est aussi celui
de mes parents. Je ne peux plus rien faire, rien. Je
m'enferme dans mon problème car personne ne me
comprend, et j'arrive à l'admettre.
Je suis sous Deroxat et Lexomil, je considère
ces cachets comme ma survie.
Je suis suivie par une psychiatre qui n'arrive pas à
savoir d'où vient cette phobie, ce qui me catastrophe
encore plus.
J'ai besoin d'être aidée, de pouvoir comprendre,
j'en ai " ras le bol " que personne ne cherche
à me comprendre sous prétexte que ca paraisse
ridicule.
J'ai besoin de soutien, car je me sens seule, et je
n'en peux plus, ceux qui le peuvent, aidez moi, merci.
Virginie
Bonjour à tous,
j'avais déjà laissé un témoignage
expliquant que j'étais atteinte d'émétophobie
depuis ma naissance et que c'était un vrai calvaire.
Puis, une énorme crise d'angoisse a bouleversé
toute ma vie. Depuis, j'ai peur de vomir dès
que je m'éloigne du domicile de mes parents.
Cela fait deux ans que ça dure, et le fait de
ne pouvoir rien faire à plus de 10 kilomètres
de chez moi m'insupportait de plus en plus, j'étais
sur les nerfs, à la limite d'exploser constamment.
Je suis suivie par
une psychiatre depuis 1 an et demi, avec des antidépresseurs
( deroxat ), et des anxyolitiques ( lexomil ), qui,
au départ, ne font que diminuer certains inconvénients
physiques des crises d'angoisse. Mais, les antidépresseurs
nous donnent un certain courage.
Il y a deux jours,
j'ai décidé de m'éloigner de mon
domicile, un vrai éloignement, 500 kilomètres,
pour revoir la mer, et de dormir sur place, l'impossible
!!! Pourtant, je vous écris de la Bretagne, et
malgré une petite angoisse qui guette toujours,
j'ai réussi !!!
Même si on ne guérit jamais complètement
de la maladie, il faut essayer d'avancer, de se pousser
même si c'est très dur, car il ne faut
pas gâcher une partie de sa vie ...
IL FAUT SE POUSSER
ET ESSAYER, C'EST POSSIBLE POUR TOUS !!!
Gros bisous,
Virginie
Je
viens à mon tour témoigner sur ce mal
qui nous ronge toutes et tous.
J'ai pu mettre un nom sur ce mal lors de l'émission
de tv où Vahina témoignait, ça
a été une révélation pour
moi car comme beaucoup d'entre nous je croyais que j'étais
seule à avoir cette peur irraisonnée.
En fait, ça a du commencer vers 15-16 ans. En
effet, avant ça m'arrivait de temps en temps
de vomir et ça ne me dérangeait pas plus
que ça. J'ai pourtant eu de très grosses
gastros ou je vomissais un dizaine de fois dans la nuit
!! Et ça ne m'avait pas du tout traumatisée.
Mais vers 15-16 ans ça a changé, mais
l'évolution a été progressive.
Mon
émétphobie est rythmée par des
périodes très difficiles puis des périodes
de mieux. Mais j'ai la chance de pouvoir vivre à
peu près normalement car d'après tout
ce que j'ai lu, certains vivent l'enfer tous les jours.
Mon
émétophobie a créé chez
moi plusieurs " obssessions " : la gastro,
l'alcool, les dates de péremption. Ce sont les
pires mais bon toutes les situations liées au
vomi m'angoissent en général.
Voilà,
en ce moment je me sens plutôt bien après
un hiver où j'ai pas mal psychoté avec
la gastro ! Mais je sais que je ne suis pas guérie,
c'est juste une accalmie mais je ne désespère
pas de ne plus être émétophobe à
l'avenir !!!
Caroline
Bonjour,
je m'appelle Chris, j'ai 28 ans, et bien sûr je
suis émétophobe. Je viens de lire tout
ces témoignages qui vous rassurent mais qui vous
font peur aussi. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai
toujours eu peur de vomir. Seulement au début
c'était des nausées qui me réveillaient
la nuit, après quelques temps, j'ai appris a
contrôler ce malaise en lisant un livre ou en
allumant la lumière et en attendant que cela
passe. Malheureusement au fil des années, les
symptômes se sont accentués au point qu'aujourd'hui
ça me bouffe la vie de tous les jours car je
n'arrive plus a contrôler ces crises , sauf si
je prends mes grigris : motilium lexomil coca et chewin
gum a la menthe. Bref maman d'un petit garçon
de 22 mois, j'ai décidé de suivre une
thérapie pour ne pas transférer ma phobie
sur mon enfant et pour retrouver une vie normale. Beaucoup
de gens ne comprennent pas cette phobie et je ne peux
pas leur en vouloir car je crois qu'il faut vivre une
phobie pour se rendre compte de combien elle peut etre
ravageuse. Votre site internet est un bonheur pour les
gens comme nous qui ne savent plus quoi faire contre
cette cochonnerie. Des fois, tellement les crises sont
fortes et que je ne supporte plus ces nausées,
que je me dis que si j'avais le courage je me ferais
vomir une bonne fois pour toutes en me demandant si
ce n'est pas la, la solution ??? Bon courage à
tous les émétophobe car sincérement
je vous plains. A bientôt.
Chris
Bonjour, tout d'abord, je vais vous dire mon identité
: je m'appelle audrey, jai 21ans, je vis encore chez
mes parents avec mon fils ( 1an ) , en attendant de
trouver un logement HLM, avec son papa.
Tout
a commencé quand jai changé de lycée,
il y a donc 3 ans ; jai fait les pires bêtises
en cours, je m'éclatais, à ce moment-là,
je savais encore m'amuser, profiter de la vie. Mais
au mois de décembre, nous devions aller faire
une visite médicale, être à jeûn
et prendre un bus et là , sur la route, jai commencé
à avoir des nausées, à trembler,
à transpirer, impression d'avoir du mal àrespirer,
boule dans la gorge et à l'estomac ... Il etait
temps que l'on arrive, je n'ai pas vomi, et après
avoir mangé, tout allait mieux, mais depuis ce
jour là, jai souvent ces symptômes !
Quand je dois aller chez le médecin, en courses,
prendre la voiture, en vacances, quand je sais que mon
homme va arriver chez mes parents, quand il y a de la
visite, quand je dois aller manger en dehors de chez
moi, quand j'entends les gens dire qu'ils se sentent
pas bien, ou quand jattends une réponse importante,
... ben je stresse ; cela commence par avoir chaud,
transpirer, mains moites, impression de m'évanouir,
boule dans la gorge, du mal à respirer, des nausées,
je ne parle même plus, je bois du coca, je mange
des bonbons à la menthe, mais rien ne passe !!!
Je trouve que c'est dur à comprendre, mais à
supporter aussi !
Le pire a été pendant ma grossesse, j'ai
été malade, nausées pendant les
8 mois et demi tous les matins, vomissements et le reste
de la journée, nausées ; je m'étais
dit que cela s'arrêterait après l'accouchement
!
Manque de bol, je sais que c'est dans ma tête,
mais jai toujours gardé ces nausées presque
tous lesjours, et depuis quelques temps, je me réveille
dans la nuit avec des sueurs chaudes, nausées
... Cela se calme des fois, ou alors je ne dors plus
de la nuit !
Voila je voulais vous faire part de mon témoignage
!
En ce moment, je suis sous Prothiaden ( antidépresseur
),et je prends 3 fois / jour du Motilium.
On a tous besoin d'un grand courage, et j'ai la chance
que mon homme me comprenne et essaye de m'aider, mais
sans succès. Le pire, c'est que j'ai hâte
d'habiter avec lui mais d'un côté très
peur, et je stresse déjà ; je ne sais
pas pourquoi enfin un peu si, c'est que si j'en venais
à vomir, je ne supporterais pas qu'il soit là
et qu'il m'entende ! J'ai peur que quelqu'un me voie
ou m'entende vomir !
Allez courage à tout le monde !
E n tout cas, super ce site.
Bises
Audreydu57
Je
m'appelle Olivia, j'ai 16 ans et je suis en 1ère.
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis émétophobe,
parce que j'en ai toujours eu un peu peur, puis un peu
plus, puis maintenant c'est une phobie, j'en suis consciente.
J'ai
peur de vomir et de tout ce qui pourrait me faire vomir
: voir ou entendre quelqu'un vomir ( ou meme savoir
que quelqu'un a vomi a tel endroit, je n'y repasserai
pas avant très longtemps ), manger au restaurant
parce que je mange plus et plus riche que d'habitude,
prendre la voiture après manger ...
Je n'en connais pas l'origine. Je me rapelle ( hélas
) de toutes les fois où j'ai vomi, même
celle ou j'avais 3 ans ( alors que je ne conserve aucun
souvenir de cette période ).
J'ai peur de la douleur que ça fait, de l'horreur
de regarder ça, d'entendre ... Et comme la dernière
fois que ça m'est arrivé je n'avais rien
bu, cette phobie s'est aggravée puisque j'ai
eu plus mal que d'habitude. J'ai peur aussi de ne pas
atteindre les WC à temps, et on ne sait jamais
quand ca vient, sauf mal au ventre avant ...
Ainsi j'ai peur quand j'ai mal à l'estomac, ou
quand je stresse ( ce qui me donne mal au ventre ) et
ce qui me fait croire que le mal de ventre c'est parce
que je vais vomir ( ce qui n'est pourtant presque jamais
le cas ) et je panique un peu, puis de plus en plus
( puisque la peur augmente le mal-être et que
le mal être augmente la peur ) et je finis par
prendre un Motilium et comme j'ai une confiance en ce
médicament qui a deja fait ses preuves avec moi
...
Je n'ai encore eu aucun traitement. Il faudrait que
j'avoue a mon père que ce n'est plus une peur
( ça il le sait ) mais une phobie et il ne le
croirait même pas, que je puisse etre phobique
... Alors que faire?
Quand la panique commence, j'essaie de m'occuper ( par
exemple me plonger dans un jeu vidéo ) pour ne
pas y penser mais quand ça a commencé
depuis trop longtemps, la peur m'empêche de me
concentrer. Ensuite ce sont les tremblements et montées
de chaleur, et le coeur qui bat très vite, et
moralement, je me demande si je ne ferais pas mieux
d'aller me tuer à chaque fois que la certitude
que je vais vomir s'installe ...
J'ai été anorexique par obession du physique,
maintenant je ne peux reprendre un poids normal et je
reste maigre à cause de cette peur que mon estomac
n'est pas habitué ( pourtant il m'est arrivé
de manger énormement sans être malade )
Ca me réconforte de voir que je ne suis pas la
seule, et il est clair qu'il n'y a pas de mot pour qualifier
cette angoisse si intense ...
Je ne sais pas quoi faire avec ça ...
Bien sûr, quand
j'étais anorexique, je ne me faisais pas vomir.
Le simple fait de lire ce mot écrit quelque part
me donne l'impression que je digère mal ... Des
fois, j'aimerais être capable de me faire vomir
juste pour stopper cette angoisse ! Et la nuit, il m'arrive
assez souvent de faire le cauchemar que je vomis ou
que c'est quelqu'un d'autre ...
Aussi,
le lavage de mains fait partie de mes rituels ( toute
l'année ) pour éviter d'attraper un quelconque
virus susceptible de faire vomir. Si quelqu'un à
la gastro chez moi, je ne l'approche pas, j'ouvre toutes
les pièces en grand toute la journée et
ne respire pas quand je me trouve dans la meme pièce
que la personne, en évitant de rester avec le
moins possible, la fuyant comme si c'était le
vomi en personne !! Je n'ai pas banni d'aliments de
mon alimentation ( sauf la viande car je suis végétarienne
), car jusqu'à présent il n'y en a aucun
de ceux que je mange qui me rendent malade. Et comme
la viande me degoûte, cela fait partie des choses
à éviter ( de sentir, de regarder, etc...
)
Olivia
Moi
, je suis émétophobe, ( je ne suis pas
sûre de l'être vraiment ), seulement , j'ai
très peur de vomir. Ca me gâche la vie,
j'arrive à vivre avec, mais je fais des déprimes,
tous les 3 mois environ. Je ne peux pas boire ni fumer,
les fêtes me rendent malade, à mon âge
c'est dommage. ( j'ai 17 ans )
J'arrive à manger normalement , même si
je suis ballonée, tous les jours. Je fais à
cause de ça des crises de tétanie, je
n'ai rien trouvé d'autre que des anxyolitiques
pour me calmer. Et je suis en 1ère donc, pour
les cours, c'est assez compliqué, ou alors, je
stresse et j'ai du mal à suivre, ou alors je
suis complètement shootée au Prozac. J'ai
déjà redoublé ma seconde, et je
n'ai pas envie de rater toute ma vie à cause
de ça, et d'être accro aux anti-depresseurs
à 18 ans.
Parfois, j'ai l'impression que ce n'est que moi qui
me fait des films, et parfois j'ai l'impression que
cette maladie est une fatalité et que je ne vais
jamais m'en sortir. Cela a commencé par une mononucléose,
je ne sais pas pourquoi.
Si vous avez des petites techniques à me prescrire
car j'ai tout essayé, souffler dans un sac, prendre
des sédatifs, faire du yoga, changer de lycée
... Bref, je ne suis pas au bord du suicide, mais j'aimerais
bien que cela s'arrête avant que ça ne
prenne de trop grandes proportions ... Merci.
Janeu
Salut
je mappelle Emmanuelle ...
Je suis émétophobe depuis toujours ...
Moi je viens du Québec, je ne sais pas s'il y
en a parmi vous qui viennent de là aussi mais
ici l'émétophobie est très tabou.
Je viens de découvrir ce site et le soulagement
de voir que je ne suis pas seule au monde à vivre
ça, cest super. La phobie de vomir, quel fiasco,
à l'âge de 14 ans, j'ai été
obligée de lâcher l'école car je
faisais de grosses crises de panique ( par la peur de
vomir ) ; j'ai commencé à me renfermer,
j'ai été prise par l'agoraphobie ... C'est
ça le problème avec la peur de vomir,
il y a plein de choses qui viennent s'ajouter à
ça. Je ne pouvais plus manger, ni sortir de ma
maison, j'étais même plus capable de boire
de l'eau. Maintenant, depuis 4 ans, je suis sous anti-dépresseurs,
j'ai tout essayé mais la seule chose qui a pu
m'aider un peu c'est l'acupuncture. Mais malgré
ça, j'ai toujours un peu mes crises de panique
par rapport à la peur de vomir et je ne sors
jamais sans mes anti-nausées et mon désinfectant
pour les mains. Vous savez, le pire nom du dictionnaire
est gastro pour moi alors il est très important
de toujours avoir les mains propres :) ...
Emmanuelle
J'ai
29 ans, et mets enfin un nom sur le mal dont j'ai souffert
pendant plusieurs années.
Mon témoignage est plutôt un témoignage
d'espoir, car je m'en suis sortie.
Lorsque j'ai eu 12 ans, j'ai commencé à
avoir une peur panique de vomir. Je ne mangeais plus
rien et maigrissait à vue d'oeil. Lorsque je
mangeais, je prenais systématiquement un cachet
de primpéran, jusqu'au jour où j'ai fait
une réaction allergique au médicament.
J'en ai donc changé.
J'ai suivi une psychothérapie pendant 2 ans.
J'ai développé d'autres phobies en plus
de celle de vomir : peur d'avaler, de m'étouffer,
de sortir de chez moi. Chaque geste de la vie quotidienne
devenait un calvaire.
Puis, un jour, j'ai vomi à cause d'une gastro.
Finalement, je me suis rendue compte que je n'allais
pas en mourir, et cette phobie a disparu. Bien sûr,
j'ai toujours une appréhension, mais plus cette
phobie.
Aujourd'hui, je me considère comme guérie,
même si le terrain reste fragile. Il faut donc
garder espoir et se lancer le défi de réussir.
Maud
Eh
bien voilà j'ai 17 ans et je souffre donc d'émétophobie.
Il y a encore quelques mois, je croyais être la
seule à souffrir de cela et grâce à
une emission, j'ai pû enfin mettre un nom sur
cette phobie et commencer à faire plus de recherches.
Elle
est apparue vers l'âge de 7 ans à cause
de ma soeur qui avait excessivement bu et qui avait
vomi toute la nuit ; ça a été le
facteur déclencheur ; j'en suis traumatisée
. Mes parents ne s'intéressent en aucun cas à
ma phobie ils ne me comprennent pas et ne cherchent
pas en savoir plus ; j'aimerais tellement être
réconfortée en période de crises
mais ils pensent plutôt que je joue la comédie
... Donc je me confie beaucoup à ma meilleure
amie qui a découvert cette phobie et qui prend
le temps de m'écouter et de me comprendre, surtout
en période où je suis très angoissée
par cela. J'essaye de beaucoup lui parler et elle me
comprend, ce qui fait que quand je suis avec elle en
période de crise, je suis rassurée, je
peux lui dire tout ce qui se passe ... L'autre jour,
j'ai eu une énorme crise en classe, ça
a été terrible ; je ne me sentais pas
très bien, j'avais du mal à digérer
et à un moment, mon amie se retourne vers moi
et me dit " tu es blanche "... Alors là,
c'est LA chose à ne vraiment pas dire ! Donc
j'ai été encore plus stressée,
j'avais des tremblements incontrôlés et
avec ce stress, je sentais tout mon estomac se détraquer
, il fallait absolument que j'aille à l'infirmerie
prendre un cachet, je ne pensais plus qu'à cela
!! Pour ma part, j'essaye de ne pas trop prendre de
cachets malgré mon envie d'avoir toujours une
boîte d'anti vomitifs ou autre chose dans ce genre,
j'essaye de me contenir, je ne veux pas devenir accro
aux médicaments. Mais je ne me sépare
jamais de chewing gum à la menthe. Bon eh bien
j'aimerais bien discuter avec des personnes souffrant
aussi d'émétophobie. COURAGE ; NO STRESS
!!
Séverine
Salut.
Moi c'est " Elsy ". J'ai 20 ans et je suis
émétophobe depuis l'âge de 15 ans.
J'ai commencé à souffrir de phobies à
l'âge de 12 ans ( J'étais souvent prise
de crises de spasmophilie inexpliquées ). Ensuite
petit à petit, j'ai commencé à
paniquer lorsque j'avais mal au ventre. Au début,
je ne connaissais pas cette maladie et ces angoisses
étaient rares. Puis au fil des années,
ça a empiré.
Actuellement,
ma vie est un enfer. Je fais des crises tous les soirs,
je prends beaucoup de médicaments pour m'empêcher
d'avoir mal au ventre ( antidépresseurs, antispasmodiques
... ), je contrôle mon alimentation le soir ...
Personne à part mon copain n'est au courant de
ma situation. Mes parents ne sont pas au courant car
j'ai honte de cette phobie. Je ne sais pas à
qui m'adresser pour pouvoir guérir.
Je
connais mal cette maladie et j'aurais besoin de discuter
avec des personnes émétophobes. Bisous.
Elsy
Voilà,
je m'appelle Bruno, j'ai 30 ans et je viens de voir
votre site, je ne savais pas comment se nommait le problème
que j'ai depuis mon enfance. Je réagis très
vite dans certains contextes et comme les autres je
vomis mais pourquoi je n'en sais rien, je crois que
j'ai tout essayé, médicaments, psy, sophro,
hypro et j'en passe. J'ai même été
opéré de l'estomac. Je n'en peux plus
de vivre ce cauchemar, j'ai eu des moments de répit
quand j'étais seul. En couple, après un
moment, le moindre stress me faisait réagir.
Je me sens très mal. A croire que Dieu nous a
oublié dans sa clémence.
Bruno
...
Salut
à tous et à toutes, moi je n'arrive plus
à gérer cette peur. Ma famille me culpabilise
face à cette phobie, me traite de cinglée,
mon mari ne supporte pas mes crises d'angoisse lorsque
je suis face à mes nausées.
En
général, je pars en voiture ou à
pieds, il faut que je sois seule. Tout ceci est un enfer
à vivre du fait que je ne me sente pas du tout
soutenue. Impossible de savoir d'où ce mal me
vient mais il faut que ça s'arrête, ça
me bouffe la vie en continu. Dans ces moments de phobie,
je crois que je pourrais faire n'importe quoi pour ne
pas vomir. S'il existe des solutions, s'il vous plaît,
dites le moi. Grâce à une émission,
j'ai déjà pu voir que d'autres personnes
sont comme moi et déjà là, je dois
dire que j'ai été soulagée ...
Laetitia
La
peur de vomir est apparue chez moi sans raisons apparentes,
je ne me souviens pas de véritables raisons,
peut-être une soirée où j'ai vu
des gens malades ou sur un bateau mais cette peur est
appaure un jour en me réveillant. Depuis ce moment,
cette peur est en moi.
J'y pense chaque jour dès mon lever, j'ai toujours
dans mon sac du motilium et du spasfon, je ne mange
que des aliments faciles a digérer, je ne prends
aucun risque qui pourrait entraîner des vomissements.
Quand
je suis chez moi, cette peur s'atténue : le fait
d'être chez moi me rassure, d'avoir près
de moi des personnes qui me comprennent ; je sais que
chez moi, si j'avais envie de vomir, ce serait vivable
et encore c'est pas dit.
En dehors de chez moi, c'est une véritable catastrophe,
manger à la cantine, voir les autres manger des
choses que je soupçonne indigestes.
J'ai
peur de voir des gens vomir, même entendre le
seul bruit de quelqu'un de malade me dégoûte.
J'ai
l'impression d'être folle ... Dès que quelqu'un
prononce le mot " vomi ", je deviens folle
, je panique et tous les symptômes du vomissement
sont en moi.
Emmanuelle54
Je vais expliquer mes peurs :
- peur de vomir en public
- peur d'entendre et de voir quelqu'un vomir
- de se retenir de manger des aliments de peur de le
vomir ( en public )
- je n'aime pas faire de trés longs voyages de
peur de vomir ( peut-être parce que quand j'étais
petite, je ne supportais pas la voiture )
- aprés un bon repas, j'ai quelques douleurs
au ventre et j'ai peur de vomir
- je ne monte jamais dans des manèges à
sensation de peur de vomir ( peut-être parce qu'une
fois, j'ai vu un homme vomir en public dans un manège
de ce genre )
- être motivé à boire un verre d'alcool
et de ne pas le finir de peur d'être malade et
de le vomir ( souvent à des fêtes, d'autres
vomissent à cause de l'alcool )
Je n'ai pas de moment
de panique vraiment précis mais je sais que ce
que je dis est réel ,je le pense vraiment, dites-moi
si je suis émétophobe ou si je suis comme
tous les gens, merci d'essayer de me répondre
.... A mon avis, je ne suis pas pire que d'autres personnes
au niveau de cette phobie ... Je vis quand même
bien ... Merci.
Alice
Bonjour, je suis très
soulagée d'avoir trouvé un site comme
celui-ci. Tout ce que j'ai lu, je le vis quotidiennement.
C'est par périodes et lorsque je suis plus stressée,
c'est pire. Une chose est sûre, c'est que je veux
m'en sortir. J'ai commencé une thérapie
cognitivo-comportementale et j'ai espoir. Bonne chance.
Anik
Bonjour
à tous, je viens sur ce forum pour m'associer
à vous moi et ma peur terrorisante de vomir !!!
Cela fait quelques années que j'ai cette peur
et j'ai le souvenir d'avoir vomi pendant toute une nuit
il y a quelques années déjà. Cette
impression que jamais ça ne s'arrêtera
me fait même plus peur que la mort. C'est dire
que c'est fort.
Je ne supporte plus de vivre comme cela. J'espère
un jour pouvoir avoir des enfants mais je sais que tant
que j'aurai cette peur, je me gâcherais la vie
continuellement. J'en ai vraiment trop marre. Merci
d'avoir lu ce message ...
Lili
Bonjour,
je viens de consulter le site découvert par hasard
en surfant sur doctissimo. Je me suis reconnue enfant,
adolescente et jeune adulte dans vos témoignages.
Je ne ferais qu'un bref résumé de ce que
j'ai traversé pendant toutes ces années
où je ne pouvais aller nulle part sans emporter
ma collection de Vogalène, Primpéran et
Motilium. Comme vous, j'avais des sueurs froides dès
que j'entendais parler de gastro ou si je voyais vomir
un enfant ...
Cet enfer a pris fin lorsque je suis tombée enceinte
de mon premier enfant. La grossesse m'a transformée,
et mes rares nausées de femme enceinte étaient
presque agréables, si si ! Elles n'étaient
dans mon esprit pas associées à une possible
pathologie sous-jacente mais à ce bébé
qui poussait dans mon ventre. Bon c'est vrai, j'ai quand
même eu recours à l'homéopathie
et au Motilium, mais sans plus.
Quand mon fils est né, j'angoissais à
chaque petite crachouille, je me demandais comment j'allais
réagir s'il vomissait. Et puis c'est arrivé,