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28 Août 2008 , bienvenue sur emetophobie.net
                 
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 Emétophobie " pure "
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Eh bien, je viens de rejoindre le site et je félicite ceux qui l'ont inventé. Merci. Eh bien, pourquoi, où et comment j'ai eu cette phobie, ça je ne le sais pas. Au fait, le fait de vomir m'a toujours dégoûtée. Je n'ai jamais pu voir ou entendre qqn vomir. Je ne supporte pas ça. Je pense que j'ai toujours tout fait pour ne pas vomir. P.ex, quand je sors, je ne bois jamais excessivement car je sais que je risque de vomir. J'évite de manger des plats trop copieux de peur de ne pas le digérer. Quand j'avais 3 ou 4 ans, j'ai mangé des boulettes de viande à la sauce tomate. Je m'en souviens comme si c'était hier. J'ai vomis toute la nuit NON-STOP. Ma mère était à mes côtés et ne savait plus quoi faire. Je me souviendrai toute ma vie de cette nuit. C'est peut-être de là que vient ce dégoût??? En tout cas, je n'ai plus vomi pendant des années après ça. Une fois à l'âge de 8-9 ans, j'avais une gastro et la dernière fois c'était il y a 2 ans bientôt. C'était pendant ma pause de midi. Je me sentais patraque et je pensais avoir faim. J'ai commandé une pizza au champignons (que je n'ai plus mangé depuis) et je me suis couchée. J'étais crevée de la veille. J'ai téléphoné au boulot en disant que je ne revenais pas car je ne me sentais pas bien. A un moment donné, je me suis levée et j'ai eu des nausées. J'ai couru aux toilettes et j'ai vomis mais quelque chose de grave... Pendant une heure non-stop. Pendant que je vomissais, j'ai téléphoné à ma meilleure amie (la pauvre) en lui disant que je n'en pouvais plus. Pour finir 2 amis sont venus me voir et ont téléphoné au Dr. J'avais une gastro. Le plus drôle c'est que 2 jours après j'en rigolais et je me disais que vomir n'est pas si terrifiant que ça. Et je me sentais bien et le fait de voir quelqu'un vomir ne me faisait plus peur. Mais depuis un an, ce n'est plus le cas. Je ne me souviens plus à quel moment j'ai eu le déclic. Mais le Dr. m'avait prescrit des anti-vomitifs (Motilium) et je me suis souvenu de ce médicament un jour, j'avais des nausées. Et cela fait 2 ans que je prends quotidiennement ce médicament. Je ne peux pas m'en passer. Je suis totalement dépendante. Je ne peux pas me déplacer sans. Pendant longtemps je n'ai parlé à personne de ce problème. Un jour un ami m'a raconté qu'il avait des crises de panique (il avait peur de devenir fou ), trop de stress et c'est là que je me suis rendue compte que j'avais des symptômes similaires aux siens et pendant un temps je devenais agoraphobe. J'étais incapable d'aller seule quelque part et même accompagnée, je devais prendre mon médicament. Mon ex petit copain ne comprenait pas mon problème et me disait que ce n'était que dans ma tête. C'est clair, c'est dans ma tête mais c'est aussi physique. Car le pire c'est que je ressens ces nausées même si je sais que c'est ma peur qui me fait ça. Mais je ne peux pas contrôler cette peur en cas de crises. Je n'avais plus de relations sexuelles car j'avais trop peur de vomir. J'ai consulté un psy, j'ai fais des séances de relaxations mais rien.. aucuns résultats. Là j'ai pris contact avec un hypnotiseur qui s'occupe de tels cas et j'espère de tout mon coeur que cela puisse m'aider.... Mais je peux vous dire que je suis FATIGUEE de vivre ça. J'ai déprimé des tas de fois en me disant que je voulais être normale, comme les autres. Je n'en peux plus de vivre dans la peur, de me poser des questions sur ce que je mange ou bois. De me demander si les gens autour de moi ne sont pas malades. Mes amis connaissent mon problème et essayent de m'aider en cas de crises. Mais parfois je ne dis rien pour ne pas les emmerder. Car je me doute bien que ce n'est pas facile pour eux non plus de vivre avec qqn qui a constamment peur. Je pense que je n'ai pas besoin de vous expliquer les situations qui me font le plus peur (bus, train, grande surface) mais malgré ma peur, je sors pas mal et je fais beaucoup la fête car je ne veux pas tomber encore plus bas. Donc j'ingurgite des litres d'anti-vomitif en me disant qu'avec ça je ne pourrai pas vomir. Et parfois je me dis que j'aimerais vomir une bonne fois pour toute pour me dire que ce n'est pas si grave que ça mais dès que je fais une crise, je préférerai mourir que vomir. C'est insupportable. J'en ai vraiment marre et je prie le bon Dieu pour qu'il arrête cette souffrance mais je sais que ça ne tient qu'à moi. Mais d'où vient cette merde de phobie...??? (je ne trouve pas d'autres mots)... Là maintenant, j'ai mon ventre qui gargouille et je commence à flipper mais je me dis que c'est normal. Je n'ai rien dans l'estomac et j'ai bu du café. J'ai peut-être faim???!!!! Soit...

En tout cas, je me sens soulagée de savoir que je ne suis pas seule dans cette galère et que forcément il doit y avoir une solution. N'empêche que je pense que cette phobie n'est pas assez connu auprès des Dr. car personne n'a pu me dire de quelle phobie je souffrais. Maintenant je le sais grâce à vous tous. Il faudrait faire des campagnes pour dire aux gens qui en souffrent qu'ils ne sont pas seuls dans leur malheur et qu'ils peuvent en parler. Je vous remercie déjà de votre soutien et de vos conseils...
Qui sait, on n'y arrivera peut-être tous ensemble....
Voilà un peu mon histoire....
Merci à vous tous et surtout COURAGE.. il nous en faut..

Vero


Je m'appelle Jonathan, j'ai 18 ans, et j'ai souffert d'émétophobie. Non pas que aujourd'hui je sois totalement guéri car j'ai toujours cette peur de vomir, mais je peux m'estimer heureux car je n'ai plus de crises d'angoisse. Je suis passé par ces crises de panique qui vous empêchent de vivre comme tout un chacun, ces crises qui se manifestent par ce qui nous tétanise le plus : la nausée. Vahina, quand tu parles de cercle infernal, c'est tout à fait ça. On a la nausée, et cela nous angoisse, et la nausée s'en fait plus forte. Bon alors pour en venir au pourquoi je n'ai plus de crises, je ne pense pas qu'il y ait tant que ça à s'en réjouir. En effet, un problème en a remplacé un autre. J'ai souffert pendant deux ans de boulimie, ce qui, en plus de m'avoir fait grossir, m'a fait oublier mon émétophobie. En effet, lors des crises de boulimie, on finit très souvent par avoir une vraie nausée, que l'on apprend à accepter. Au bout d'un an de boulimie, j'ai eu l'idée (oh combien absurde) de revenir à l'émétophobie, parce que j'avais envie de perdre du poids, et hop, je me suis laissé prendre, j'ai recommencé à avoir des crises, et bien sûr, j'en ai souffert, à nouveau. Je suis passé chez des tas de médecins, mais c'est mon médecin habituel, que je connais bien, qui m'a finalement remis sous anti-dépresseurs. Je voulais en profiter pour faire une petite parenthèse : personne dans mon entourage ne sait réellement de quoi j'ai souffert car l'émétophobie est tellement rare et mal connue que personne ne comprend vraiment ce qui nous arrive. Même mon médecin n'a pas su mettre cette étiquette sur cette maladie.
 

Bref, je continue. Les anti-dépresseurs, le stress de la Terminale (bac), et les rapports difficiles avec ma mère ont fait que mes crises se sont faites moins fréquentes. Et la boulimie a repris le dessus. Elle a cessé il y a environs un an, et aujourd'hui, je tente de réapprendre à manger, ce que j'ai du mal à faire, mais au moins, je m'aperçois que mes deux gros problèmes d'adolescent sont aujourd'hui en partie réglés. Et cela me donne vraiment envie de reprendre une vie totalement normale, sans complexe, sans peur. Je précise que quand j'étais boulimique, je faisais partie
de ces boulimiques qui ne se font pas vomir bien sûr.

Je voulais vous dire que je sais ce que cette maladie vous fait endurer chaque jour, je sais aussi que l'entourage a beaucoup, vraiment beaucoup de mal à comprendre, et cela ne nous aide pas. je voulais dire aussi que la thérapie, qu'elle soit individuelle ou collective me semble être la meilleure solution pour s'en sortir, car si je vais bien mieux aujourd'hui, il n'empêche que j'ai encore des séquelles (à la fois boulimie et émétophobie) que je n'aurais sûrement pas eu si j'avais été pris en charge par un tiers. Ah oui, sinon je laisserai bien tôt un message sur les psys, car c'est un sujet qui mérite débat. En effet, on a souvent du mal a leur dire tout ce que l'on ressent, ils n'arrivent pas toujours à mettre une étiquette sur la maladie, mais en ayant côtoyés, je sais que cela fait toujours du bien, même si ce n'est que passager, car ils vous ouvrent les yeux sur certaines situations.

Jonathan


je me présente en quelques mots...  j'aurai 24 ans dans 1 mois et je souffre d'émétophobie depuis que j'ai 18  ans ce qui me semble être un âge bien tardif quand je lis l'histoire des autres > émétophobes qui ont souvent cette peur depuis leur plus tendre  enfance.

Pour moi tout a commencé par un retour de vacances. Après un voyage sur la côte ouest des USA, j'ai eu du mal a récupérer les 9 heures de décalage  horaire et pendant quelques jours j'ai souffert de vertiges, de nausées et douleurs dans la cage thoracique. je ne m'en suis jamais vraiment remis. C'est comme si le fait de me sentir mourir en pleine nuit avait déclenché en moi une alarme. Depuis ce jour je suis à l'écoute constante de ce qui  se passe dans mon corps. Pendant près de 2 ans j'ai vécu terrorisé par la  peur de vomir (à cette époque je devais prendre train et métro 2 fois par jour  et je suivais des cours dans un amphithéâtre, je vous laisse imaginer le calvaire).

A cette époque, je prenais des anxyolitiques et petit à petit mon  anxiété a diminué. Après avoir finalement décroché mon diplôme (mon  émétophobie m'a fait redoubler une année ), j'ai même rencontré une fille que  j'adorais et qui m'avait fait redécouvrir la vie, les sorties et ces petits  plaisirs qui font maintenant partie de mon passé. Pour diverses raisons, j'ai  décidé de ne plus la voir et depuis je suis retombé dans mon  émétophobie, elle est même beaucoup plus aigüe qu'avant que lors de la"première  vague" ou je mangeais encore plus ou moins normalement. Mais  désormais je me nourris essentiellement de pain et de biscuits secs et je ne  bois plus que de l'eau ou du thé. J'ai perdu beaucoup de poids. Depuis quelques mois je suis une psychanalyse qui est souvent éprouvante ( les crises de panique ne sont pas rares durant les séances ). C'est curieux mais jusqu'il y a peu je pensais être fou. Il est quelque part rassurant de se rendre compte que d'autres personnes partagent  exactement les même souffrances que moi...

J'espère qu'ensemble nous allons pouvoir nous entraider, pour soulager nos vies  quotidiennes et marcher vers la guérison...

 Xavier  


Moi qui n'ai jamais consulté de psy ou autre, vous ne pouvez pas savoir le bien que ça me fait de vous lire chaque jour. Je crois que j'ai un problème de masochisme aussi !! Pourquoi ? Parce que moi aussi, si quelqu'un me dit, "je suis malade", j'ai un mouvement de recul et je le harcèle de question, à croire que j'aimerai entendre "j'ai envie de vomir"! Du coup, mes amis le savent, et je les soupçonne parfois de me mentir... Et c'est pire, je me rends malade pour rien.

Autre chose, j'imagine aussi, que tout le monde vomit dans la rue ( très rare, cela dit ) mais si quelqu'un vomit, je m'enfuis à toutes jambes et arrivée très loin aller savoir pourquoi, JE REGARDE !! Pour vérifier si la personne vomi, et pouvoir me rendre malade inutilement!  C'est plus fort que moi, j'entretiens ce dégoût !!

Etant la seule Maman je pense parmi vous, je vous informe aussi, que les enfants vomissent aussi !! Et le mien a d'ailleurs une certaine facilité à le faire ! C'est horrible pour moi, pour plusieurs raisons :
1/ Ca me dégoûte, mais parfois il faut nettoyer, hé oui !!!
2/ Tout mon corps se met à trembler, j'ai envie de pleurer, j'ai une peine atroce pour mon petit bébé (qui lui s'en fout complètement !) j'ai peur, je saute sur mon téléphone et je contact le médecin...

J'essaie quand même au mieux que je peux de pas lui montrer ma panique, pour ne pas lui refiler cette putain de phobie !!!!
Mais en ce qui concerne ma grossesse : No problem. Je pense avoir eu de la chance, mais aujourd'hui, ma phobie ayant complètement pris le contrôle de ma vie, je ne me sens pas le courage de recommencer.

Vanneyssa


Voilà en début de soirée j'ai commencé par avoir des douleurs abdominales situées au niveau du nombril mais remontant vers l'estomac (douleurs très désagréables et qui malgré les médoc ne partaient pas) Et ..ce matin j'ai vomi , au début j'ai vu ma dernière heure arrivée ("pitié pas ça !"). Ca faisait des années , de longues années J'ai finalement tout lâché pour vomir ( j'avais l'estomac trop lourd , ça allait me soulager ). Ce fut le cas , j'ai vomi et j'étais mieux après mais j'ai fais une crise d'angoisse au moment ou c'est arrivé.. J'ai réfléchis par rapport au vomissement , j'ai même regardé ce que j'avais vomi (c'était mon dîner) ( désolée si c'est un peu "gore" :-)) Mais je me suis rappelé tout ce que j'avais fais en TCC..

Vomir est naturel , ça soulage (mouais) , j'ai tenté de rectifier mes pensées anxieuses..

J'ai vomi encore une fois ensuite , et ça c'est "mieux passé" , j'ai tout laissé aller. Ce n'est jamais agréable de vomir et pour personne mais en vomissant je me suis tout de même exposée à mon angoisse..

Quand on a peur de quelque chose , en TCC, on part du principe que plus on s'expose plus l'angoisse diminue , bien sur on ne va pas faire vomir les gens mais s' ils vomissent on peut en parler ensuite et travailler dessus. Je ne vais pas dire que j'ai plus peur de vomir , par contre j'en "riais" et j'étais moins angoissée qu'il y'a quelques années , avant j'aurais hurlé , je me serais roulée par terre , j'aurais pris des médicaments plein la bouche pour pas vomir..

Ca m'a fait voir que la TCC a porté ses fruits : j'ai moins peur de vomir , je ne réagis plus de la même manière.

Quand j'étais dans une grosse période émétophobe , j'étais loin de "tout lâcher" ! Que dire du vomissement ..je pense que c'est justement quelque chose de positif car il aide le corps,à se débarrasser des "cochonneries" ..

Peut-être qu'un jour je n'aurais plus du tout peur de vomir ;-)) à mon avis cela arrivera mais il y a 4 ans , ça ne ressemblait vraiment pas à ça .. Je parlais de pire ennemie , car le médecin est venue et a diagnostiqué une gastro (oui , une gastro , celle que j'essaye d'éviter depuis des années !!!)

Voilà , j'ai pensé à vous car le médecin ne comprenait vraiment pas pourquoi j'étais en tachycardie. Il m'a juste dit que personne n'aimait vomir ( sauf que moi ça me fait très peur , me paralyse ;-)

Je ne pense pas que vomir d'un coup comme ça peut aider , c''est à dire que là j'ai vomis après le travail effectué en TCC et en sophrologie , donc il y a eu du changement mais avant j'aurais vomi : ça aurait empiré !

Aurélie


Moi aussi je souffre d'émétophobie.  Enfin j'ai trouvé un nom à ma phobie.  Je l'ai trouvé par le biais du net, quelqu'un a mentionné ce mot un jour, j'ai fait des recherches et voilà je me retrouve ici.  J'en suis heureuse, car je constate que je ne suis pas la seule.  Ce n'est pas que je suis heureuse pour les gens comme moi loin de là car je sais comment  ces gens peuvent souffrir.  Non je suis heureuse parce que je vais peut-être pouvoir partager avec d'autres personnes mes angoisses et leurs angoisses de tous les jours.

Moi je suis en thérapie présentement depuis 3 mois, j'ai une rencontre toutes les 3 semaines avec ma psy.  C'est pas tout à fait comme je souhaitais  mais quand même il y a un peu de positif.  Moi c'est un  MIRACLE que je cherchais mais malheureusement il y en a pas ...

Tout à commencé en 1985,  j'avais 20 ans.   Je me sentais fatiguée depuis quelques mois, je filais mal tout les jours, je suis de Montréal, je devais prendre le métro tous les jours pour me rendre à mes cours, c'était difficile.  J'avais l'impression de ne plus vivre, j'étais étouffée de plus en plus.  Une fin de semaine, je gardais le bébé de ma  ex belle-soeur, dans la nuit du dimanche au lundi j'ai dormi chez elle car elle et son mari étaient rentrés très tard à la maison.  Tout d'un coup je me suis réveillée en état de panique général car elle était en train de vomir.  Et oui une simple indigestion du à une béchamel qui a mal passé.  C'est ce que les autres diraient,  Mais moi wow tout à basculer à ce moment j'ai moi même eu des fortes nausées à ce moment, j'étais dans un état de panique incontrôlable.  Je pleurais, je criais, je tremblais de partout, j'avais froid j'avais chaud,je voulais fuir mais où aller en pleine nuit?

Et voilà tout à commencé à ce moment....Du coup, sans le savoir encore je suis devenu agoraphobe.  Evidemment je ne sortais plus car pour moi il était clair que quelqu'un vomirait à coté de moi.  J'ai vu des tonnes de médecins qui ont été capables de me dire tout est normal, vos prises de sang sont belles ...etc.  Alors moi je paniquais encore plus.  Au moindre mot gastro, j'avais tout un scénario qui apparaissait dans ma tête alors imaginez le temps des fêtes qui est propice pour les gastro... le printemps quand les microbes refont surface.....quelqu'un qui a trop bu d'alcool......quelqu'un qui tousse trop.....quelqu'un qui a trop mangé.......les inconnus ceux que je ne connais pas leurs faits et gestes leur routine .............les femmes enceintes avec leurs nausées..........les handicapés..........les enfants qui ne peuvent pas contrôler les indigestions.........

Et bien c'est comme si ma vie s'était arrêtée là.  Malheureusement ou heureusement comme j'étais une personne qui ne parlait à personne de mes problèmes surtout pas à mes parents j'ai donc du fonctionner dans ma vie de façon à faire croire que tout allait bien en moi.  Mais c'était faux.   Je prenais des Gravol aux 4 heures pour être certaine de ne pas vomir.  J'ai fait ça pendant 4 ans imaginez mon estomac aujourd'hui lolllllll.  Il arrive que j'en prenne des fois quand mes crises sont trop graves, mais c'est peut-être une trentaine par année.

A ce moment j'avais un conjoint hypocondriaque, rien pour m'aider....Il s'imaginait tout plein de maladies.  En plus il me trompait, me volait mon argent, signait mes chèques en imitant ma signature et encaissait les sous.

Il regardait des film porno (je trouvais des condoms utilisés chez moi) sous la table de salon dans les coins des garde robe il y avait souvent du sperme.  Il ne travaillait pas (bien-être social).  Il faisait des téléphones porno, les 1 976-xxxx etc et mes factures de téléphones étaient souvent au montant de 1200-1500 dollars par mois.

Et moi je restais là, j'endurais , je me disais pour le meilleur et pour le pire ... le meilleur va venir un jour......

Je ne parlais pas de cela à personne j'avais trop peur ...  les mots tu es folle tu inventes personne ne peut être comme ça dans la vie voyons donc.....

Je pense que je ne voulais pas être jugée et le fait qu'il ne voulait pas sortir lui non plus m'arrangeait parce que je n'avais pas à sortir moi non plus donc j'évitais ma peur du vomi, ma peur de vomir.....

Je n'étais pas heureuse....

En 1987 je suis allée en thérapie je l'ai fait pendant 2 ans j'ai réussis à contrôler un peu mais pas assez à mon goût.  Les années ont passées. Je vivais tout le temps les mêmes angoisses mais elles faisaient alors partie de moi de ma vie de tous les jours.  Je les maîtrisais.  Mais j'étais toujours pas heureuse.   En 1994, j'ai perdu mon emploi (préposée aux commandes pour la Cie de chocolat Hershey) c'était un très bon emploi.  J'avais commencé là en 1988.  Mais je sais maintenant que mon comportement de l'époque à stimulé la décision de mon renvoi.  Alors je suis sans emploi, je doit payer pour les pots cassés de mon conjoint....WOW la belle vie.  En 1995 j'ouvre un commerce de location de jeux vidéo avec mon conjoint.  Il rencontre un ancien pote de secondaire et il me le présente, il me présente sa conjointe aussi.   Et bien pour faire une histoire courte de ce passage sur ma vie ...j'ai quitté mon conjoint et je suis mariée avec son copain.  Et je suis presque heureuse.  Je dis presque parce que je vis encore avec ma phobie, ma peur de vomir, de voir du vomi ou d'entendre vomir.

Mais aujourd'hui je sais que c'est en parlant que tout se tasse c'est en essayant de trouver d'où ça vient nos inquiétudes que l'on peut monter marche après marche notre escalier de la vie.  Pas évident tous les jours mais il y a de l'espoir pour chacun de nous qui sommes au prise avec cette phobie. Je pourrais raconter cette période de ma vie mais pour l'instant je pense que c'est déjà beaucoup de lecture à faire. 

Sylvie


Je m'appelle Caroline, je suis maman d'une petite fille de 9 ans qui semble souffrir de cette phobie ...

En effet, depuis deux ans environ, mon mari et moi-même avions remarqué que notre fille manquait d'appétit et que cela s'aggravait de mois en mois, les angoisses dues à l'alimentation se sont installées durablement depuis septembre 2003, et depuis nous avons vu psychologues etc ... qui l'ont cataloguée anorexique.

Jusqu'à présent je n'était pas satisfaite de ce diagnostic car il ne correspondait pas exactement aux symptômes de ma fille ; une émission de télé ( C'est quoi l'amour de Carole Rousseau) à été faite sur cette phobie et d'autres le 26 mars 2004 ( hier ) m'a enfin fait prendre conscience du mal dont souffrait ma fille et je remercie toutes les personnes qui ont témoignées et merci également à ceux qui témoignent sur ce site, cela fait du bien de pouvoir mattre un nom sur une souffrance à ce jour devenue familiale. J'espère aider au mieux ma fille si ce n'est pour l'en sortir ce sera pour l'aider à vivre avec. Merci mille fois à tous.

Caroline


C'est grâce à l'émission C'est quoi l'amour sur l'émétophobie que j'ai compris pourquoi j'avais des crises d'angoisse à la simple évocation du vomi. Jusque là je provoquais les moqueries sans savoir que ma souffrance était bien réelle et que d'autres personnes connaissaient la même chose. J'ai ainsi pu mettre des mots sur ma phobie du vomi et surtout me sentir moins seule dans cette angoisse quotidienne.
J'arrive quand même à prendre l'avion ou le bus, j'ai même fait de longs voyages à l'étranger mais toujours dans la crainte que quelqu'un ne vomisse dans le bus et donc cela m'empêche évidemment de profiter de l'instant.

Je souhaite bon courage à tous ceux qui souffrent de la même chose.

Chloé


Bonjour à tous! Je m'appelle Marie, j'ai 15 ans et je suis émétophobe ... J'ai cette maladie depuis l'âge de 9 ans. Mes proches ne le savent pas encore, j'ai honte de leur dire ; mes parents s'engueulent toujours avec moi presque à tout les repas, ils disent que c'est dans la tête que ca se passe et que c'est facile de vaincre l'émétophobie mais c'est plus fort que moi, quand j'était petite c'était horrible, j'allais chez un psy et je lui parlais de mes angoisses, lui, me comprenait c'était chouette, mais j'étais petite et j'avais du mal à gérer cette maladie toute seule, je me renfermais sur moi-même et je pensais que j'étais folle jusqu'au jour où j'ai vu une émission à la tv qui parlait de cette maladie et c'est là que j'ai compris que je n'étais pas la seule à vivre ce cauchemard ... Merci de m'avoir écoutée et je voudrais vous dire que si vous êtes atteint de cette maladie et bien je vous souhaite du courage car il en faut. Bisou ...

Marie


Je m'appelle Virginie, j'ai 23 ans et je vis avec l'émétophobie depuis mon plus jeune âge. Mais elle est devenue un calvaire depuis juillet 2002, date à laquelle j'ai fait ma première très grosse crise d' angoisse, mélangée à de la panique et tétanie.
Depuis, je ne vis plus. Je refuse catégoriquement de m'éloigner de mon domicile qui est aussi celui de mes parents. Je ne peux plus rien faire, rien. Je m'enferme dans mon problème car personne ne me comprend, et j'arrive à l'admettre.
Je suis sous Deroxat et Lexomil, je considère ces cachets comme ma survie.
Je suis suivie par une psychiatre qui n'arrive pas à savoir d'où vient cette phobie, ce qui me catastrophe encore plus.
J'ai besoin d'être aidée, de pouvoir comprendre, j'en ai " ras le bol " que personne ne cherche à me comprendre sous prétexte que ca paraisse ridicule.
J'ai besoin de soutien, car je me sens seule, et je n'en peux plus, ceux qui le peuvent, aidez moi, merci.

Virginie

Bonjour à tous, j'avais déjà laissé un témoignage expliquant que j'étais atteinte d'émétophobie depuis ma naissance et que c'était un vrai calvaire. Puis, une énorme crise d'angoisse a bouleversé toute ma vie. Depuis, j'ai peur de vomir dès que je m'éloigne du domicile de mes parents. Cela fait deux ans que ça dure, et le fait de ne pouvoir rien faire à plus de 10 kilomètres de chez moi m'insupportait de plus en plus, j'étais sur les nerfs, à la limite d'exploser constamment.

Je suis suivie par une psychiatre depuis 1 an et demi, avec des antidépresseurs ( deroxat ), et des anxyolitiques ( lexomil ), qui, au départ, ne font que diminuer certains inconvénients physiques des crises d'angoisse. Mais, les antidépresseurs nous donnent un certain courage.

Il y a deux jours, j'ai décidé de m'éloigner de mon domicile, un vrai éloignement, 500 kilomètres, pour revoir la mer, et de dormir sur place, l'impossible !!! Pourtant, je vous écris de la Bretagne, et malgré une petite angoisse qui guette toujours, j'ai réussi !!!
Même si on ne guérit jamais complètement de la maladie, il faut essayer d'avancer, de se pousser même si c'est très dur, car il ne faut pas gâcher une partie de sa vie ...

IL FAUT SE POUSSER ET ESSAYER, C'EST POSSIBLE POUR TOUS !!!

Gros bisous,

Virginie


Je viens à mon tour témoigner sur ce mal qui nous ronge toutes et tous.

J'ai pu mettre un nom sur ce mal lors de l'émission de tv où Vahina témoignait, ça a été une révélation pour moi car comme beaucoup d'entre nous je croyais que j'étais seule à avoir cette peur irraisonnée.

En fait, ça a du commencer vers 15-16 ans. En effet, avant ça m'arrivait de temps en temps de vomir et ça ne me dérangeait pas plus que ça. J'ai pourtant eu de très grosses gastros ou je vomissais un dizaine de fois dans la nuit !! Et ça ne m'avait pas du tout traumatisée. Mais vers 15-16 ans ça a changé, mais l'évolution a été progressive.

Mon émétphobie est rythmée par des périodes très difficiles puis des périodes de mieux. Mais j'ai la chance de pouvoir vivre à peu près normalement car d'après tout ce que j'ai lu, certains vivent l'enfer tous les jours.

Mon émétophobie a créé chez moi plusieurs " obssessions " : la gastro, l'alcool, les dates de péremption. Ce sont les pires mais bon toutes les situations liées au vomi m'angoissent en général.

Voilà, en ce moment je me sens plutôt bien après un hiver où j'ai pas mal psychoté avec la gastro ! Mais je sais que je ne suis pas guérie, c'est juste une accalmie mais je ne désespère pas de ne plus être émétophobe à l'avenir !!!

Caroline


Bonjour, je m'appelle Chris, j'ai 28 ans, et bien sûr je suis émétophobe. Je viens de lire tout ces témoignages qui vous rassurent mais qui vous font peur aussi. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu peur de vomir. Seulement au début c'était des nausées qui me réveillaient la nuit, après quelques temps, j'ai appris a contrôler ce malaise en lisant un livre ou en allumant la lumière et en attendant que cela passe. Malheureusement au fil des années, les symptômes se sont accentués au point qu'aujourd'hui ça me bouffe la vie de tous les jours car je n'arrive plus a contrôler ces crises , sauf si je prends mes grigris : motilium lexomil coca et chewin gum a la menthe. Bref maman d'un petit garçon de 22 mois, j'ai décidé de suivre une thérapie pour ne pas transférer ma phobie sur mon enfant et pour retrouver une vie normale. Beaucoup de gens ne comprennent pas cette phobie et je ne peux pas leur en vouloir car je crois qu'il faut vivre une phobie pour se rendre compte de combien elle peut etre ravageuse. Votre site internet est un bonheur pour les gens comme nous qui ne savent plus quoi faire contre cette cochonnerie. Des fois, tellement les crises sont fortes et que je ne supporte plus ces nausées, que je me dis que si j'avais le courage je me ferais vomir une bonne fois pour toutes en me demandant si ce n'est pas la, la solution ??? Bon courage à tous les émétophobe car sincérement je vous plains. A bientôt.

Chris


Bonjour, tout d'abord, je vais vous dire mon identité : je m'appelle audrey, jai 21ans, je vis encore chez mes parents avec mon fils ( 1an ) , en attendant de trouver un logement HLM, avec son papa.

Tout a commencé quand jai changé de lycée, il y a donc 3 ans ; jai fait les pires bêtises en cours, je m'éclatais, à ce moment-là, je savais encore m'amuser, profiter de la vie. Mais au mois de décembre, nous devions aller faire une visite médicale, être à jeûn et prendre un bus et là , sur la route, jai commencé à avoir des nausées, à trembler, à transpirer, impression d'avoir du mal àrespirer, boule dans la gorge et à l'estomac ... Il etait temps que l'on arrive, je n'ai pas vomi, et après avoir mangé, tout allait mieux, mais depuis ce jour là, jai souvent ces symptômes !

Quand je dois aller chez le médecin, en courses, prendre la voiture, en vacances, quand je sais que mon homme va arriver chez mes parents, quand il y a de la visite, quand je dois aller manger en dehors de chez moi, quand j'entends les gens dire qu'ils se sentent pas bien, ou quand jattends une réponse importante, ... ben je stresse ; cela commence par avoir chaud, transpirer, mains moites, impression de m'évanouir, boule dans la gorge, du mal à respirer, des nausées, je ne parle même plus, je bois du coca, je mange des bonbons à la menthe, mais rien ne passe !!!

Je trouve que c'est dur à comprendre, mais à supporter aussi !
Le pire a été pendant ma grossesse, j'ai été malade, nausées pendant les 8 mois et demi tous les matins, vomissements et le reste de la journée, nausées ; je m'étais dit que cela s'arrêterait après l'accouchement !
Manque de bol, je sais que c'est dans ma tête, mais jai toujours gardé ces nausées presque tous lesjours, et depuis quelques temps, je me réveille dans la nuit avec des sueurs chaudes, nausées ... Cela se calme des fois, ou alors je ne dors plus de la nuit !

Voila je voulais vous faire part de mon témoignage !
En ce moment, je suis sous Prothiaden ( antidépresseur ),et je prends 3 fois / jour du Motilium.
On a tous besoin d'un grand courage, et j'ai la chance que mon homme me comprenne et essaye de m'aider, mais sans succès. Le pire, c'est que j'ai hâte d'habiter avec lui mais d'un côté très peur, et je stresse déjà ; je ne sais pas pourquoi enfin un peu si, c'est que si j'en venais à vomir, je ne supporterais pas qu'il soit là et qu'il m'entende ! J'ai peur que quelqu'un me voie ou m'entende vomir !
Allez courage à tout le monde !
E n tout cas, super ce site.
Bises

Audreydu57


Je m'appelle Olivia, j'ai 16 ans et je suis en 1ère. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis émétophobe, parce que j'en ai toujours eu un peu peur, puis un peu plus, puis maintenant c'est une phobie, j'en suis consciente.

J'ai peur de vomir et de tout ce qui pourrait me faire vomir : voir ou entendre quelqu'un vomir ( ou meme savoir que quelqu'un a vomi a tel endroit, je n'y repasserai pas avant très longtemps ), manger au restaurant parce que je mange plus et plus riche que d'habitude, prendre la voiture après manger ...
Je n'en connais pas l'origine. Je me rapelle ( hélas ) de toutes les fois où j'ai vomi, même celle ou j'avais 3 ans ( alors que je ne conserve aucun souvenir de cette période ).

J'ai peur de la douleur que ça fait, de l'horreur de regarder ça, d'entendre ... Et comme la dernière fois que ça m'est arrivé je n'avais rien bu, cette phobie s'est aggravée puisque j'ai eu plus mal que d'habitude. J'ai peur aussi de ne pas atteindre les WC à temps, et on ne sait jamais quand ca vient, sauf mal au ventre avant ...
Ainsi j'ai peur quand j'ai mal à l'estomac, ou quand je stresse ( ce qui me donne mal au ventre ) et ce qui me fait croire que le mal de ventre c'est parce que je vais vomir ( ce qui n'est pourtant presque jamais le cas ) et je panique un peu, puis de plus en plus ( puisque la peur augmente le mal-être et que le mal être augmente la peur ) et je finis par prendre un Motilium et comme j'ai une confiance en ce médicament qui a deja fait ses preuves avec moi ...

Je n'ai encore eu aucun traitement. Il faudrait que j'avoue a mon père que ce n'est plus une peur ( ça il le sait ) mais une phobie et il ne le croirait même pas, que je puisse etre phobique ... Alors que faire?

Quand la panique commence, j'essaie de m'occuper ( par exemple me plonger dans un jeu vidéo ) pour ne pas y penser mais quand ça a commencé depuis trop longtemps, la peur m'empêche de me concentrer. Ensuite ce sont les tremblements et montées de chaleur, et le coeur qui bat très vite, et moralement, je me demande si je ne ferais pas mieux d'aller me tuer à chaque fois que la certitude que je vais vomir s'installe ...
J'ai été anorexique par obession du physique, maintenant je ne peux reprendre un poids normal et je reste maigre à cause de cette peur que mon estomac n'est pas habitué ( pourtant il m'est arrivé de manger énormement sans être malade )

Ca me réconforte de voir que je ne suis pas la seule, et il est clair qu'il n'y a pas de mot pour qualifier cette angoisse si intense ...
Je ne sais pas quoi faire avec ça ...

Bien sûr, quand j'étais anorexique, je ne me faisais pas vomir. Le simple fait de lire ce mot écrit quelque part me donne l'impression que je digère mal ... Des fois, j'aimerais être capable de me faire vomir juste pour stopper cette angoisse ! Et la nuit, il m'arrive assez souvent de faire le cauchemar que je vomis ou que c'est quelqu'un d'autre ...

Aussi, le lavage de mains fait partie de mes rituels ( toute l'année ) pour éviter d'attraper un quelconque virus susceptible de faire vomir. Si quelqu'un à la gastro chez moi, je ne l'approche pas, j'ouvre toutes les pièces en grand toute la journée et ne respire pas quand je me trouve dans la meme pièce que la personne, en évitant de rester avec le moins possible, la fuyant comme si c'était le vomi en personne !! Je n'ai pas banni d'aliments de mon alimentation ( sauf la viande car je suis végétarienne ), car jusqu'à présent il n'y en a aucun de ceux que je mange qui me rendent malade. Et comme la viande me degoûte, cela fait partie des choses à éviter ( de sentir, de regarder, etc... )

Olivia


Moi , je suis émétophobe, ( je ne suis pas sûre de l'être vraiment ), seulement , j'ai très peur de vomir. Ca me gâche la vie, j'arrive à vivre avec, mais je fais des déprimes, tous les 3 mois environ. Je ne peux pas boire ni fumer, les fêtes me rendent malade, à mon âge c'est dommage. ( j'ai 17 ans )

J'arrive à manger normalement , même si je suis ballonée, tous les jours. Je fais à cause de ça des crises de tétanie, je n'ai rien trouvé d'autre que des anxyolitiques pour me calmer. Et je suis en 1ère donc, pour les cours, c'est assez compliqué, ou alors, je stresse et j'ai du mal à suivre, ou alors je suis complètement shootée au Prozac. J'ai déjà redoublé ma seconde, et je n'ai pas envie de rater toute ma vie à cause de ça, et d'être accro aux anti-depresseurs à 18 ans.

Parfois, j'ai l'impression que ce n'est que moi qui me fait des films, et parfois j'ai l'impression que cette maladie est une fatalité et que je ne vais jamais m'en sortir. Cela a commencé par une mononucléose, je ne sais pas pourquoi.

Si vous avez des petites techniques à me prescrire car j'ai tout essayé, souffler dans un sac, prendre des sédatifs, faire du yoga, changer de lycée ... Bref, je ne suis pas au bord du suicide, mais j'aimerais bien que cela s'arrête avant que ça ne prenne de trop grandes proportions ... Merci.

Janeu


Salut je mappelle Emmanuelle ...

Je suis émétophobe depuis toujours ... Moi je viens du Québec, je ne sais pas s'il y en a parmi vous qui viennent de là aussi mais ici l'émétophobie est très tabou. Je viens de découvrir ce site et le soulagement de voir que je ne suis pas seule au monde à vivre ça, cest super. La phobie de vomir, quel fiasco, à l'âge de 14 ans, j'ai été obligée de lâcher l'école car je faisais de grosses crises de panique ( par la peur de vomir ) ; j'ai commencé à me renfermer, j'ai été prise par l'agoraphobie ... C'est ça le problème avec la peur de vomir, il y a plein de choses qui viennent s'ajouter à ça. Je ne pouvais plus manger, ni sortir de ma maison, j'étais même plus capable de boire de l'eau. Maintenant, depuis 4 ans, je suis sous anti-dépresseurs, j'ai tout essayé mais la seule chose qui a pu m'aider un peu c'est l'acupuncture. Mais malgré ça, j'ai toujours un peu mes crises de panique par rapport à la peur de vomir et je ne sors jamais sans mes anti-nausées et mon désinfectant pour les mains. Vous savez, le pire nom du dictionnaire est gastro pour moi alors il est très important de toujours avoir les mains propres :) ...

Emmanuelle


J'ai 29 ans, et mets enfin un nom sur le mal dont j'ai souffert pendant plusieurs années.

Mon témoignage est plutôt un témoignage d'espoir, car je m'en suis sortie.

Lorsque j'ai eu 12 ans, j'ai commencé à avoir une peur panique de vomir. Je ne mangeais plus rien et maigrissait à vue d'oeil. Lorsque je mangeais, je prenais systématiquement un cachet de primpéran, jusqu'au jour où j'ai fait une réaction allergique au médicament. J'en ai donc changé.
J'ai suivi une psychothérapie pendant 2 ans. J'ai développé d'autres phobies en plus de celle de vomir : peur d'avaler, de m'étouffer, de sortir de chez moi. Chaque geste de la vie quotidienne devenait un calvaire.

Puis, un jour, j'ai vomi à cause d'une gastro. Finalement, je me suis rendue compte que je n'allais pas en mourir, et cette phobie a disparu. Bien sûr, j'ai toujours une appréhension, mais plus cette phobie.
Aujourd'hui, je me considère comme guérie, même si le terrain reste fragile. Il faut donc garder espoir et se lancer le défi de réussir.

Maud


Eh bien voilà j'ai 17 ans et je souffre donc d'émétophobie. Il y a encore quelques mois, je croyais être la seule à souffrir de cela et grâce à une emission, j'ai pû enfin mettre un nom sur cette phobie et commencer à faire plus de recherches.

Elle est apparue vers l'âge de 7 ans à cause de ma soeur qui avait excessivement bu et qui avait vomi toute la nuit ; ça a été le facteur déclencheur ; j'en suis traumatisée . Mes parents ne s'intéressent en aucun cas à ma phobie ils ne me comprennent pas et ne cherchent pas en savoir plus ; j'aimerais tellement être réconfortée en période de crises mais ils pensent plutôt que je joue la comédie ... Donc je me confie beaucoup à ma meilleure amie qui a découvert cette phobie et qui prend le temps de m'écouter et de me comprendre, surtout en période où je suis très angoissée par cela. J'essaye de beaucoup lui parler et elle me comprend, ce qui fait que quand je suis avec elle en période de crise, je suis rassurée, je peux lui dire tout ce qui se passe ... L'autre jour, j'ai eu une énorme crise en classe, ça a été terrible ; je ne me sentais pas très bien, j'avais du mal à digérer et à un moment, mon amie se retourne vers moi et me dit " tu es blanche "... Alors là, c'est LA chose à ne vraiment pas dire ! Donc j'ai été encore plus stressée, j'avais des tremblements incontrôlés et avec ce stress, je sentais tout mon estomac se détraquer , il fallait absolument que j'aille à l'infirmerie prendre un cachet, je ne pensais plus qu'à cela !! Pour ma part, j'essaye de ne pas trop prendre de cachets malgré mon envie d'avoir toujours une boîte d'anti vomitifs ou autre chose dans ce genre, j'essaye de me contenir, je ne veux pas devenir accro aux médicaments. Mais je ne me sépare jamais de chewing gum à la menthe. Bon eh bien j'aimerais bien discuter avec des personnes souffrant aussi d'émétophobie. COURAGE ; NO STRESS !!

Séverine


Salut. Moi c'est " Elsy ". J'ai 20 ans et je suis émétophobe depuis l'âge de 15 ans. J'ai commencé à souffrir de phobies à l'âge de 12 ans ( J'étais souvent prise de crises de spasmophilie inexpliquées ). Ensuite petit à petit, j'ai commencé à paniquer lorsque j'avais mal au ventre. Au début, je ne connaissais pas cette maladie et ces angoisses étaient rares. Puis au fil des années, ça a empiré.

Actuellement, ma vie est un enfer. Je fais des crises tous les soirs, je prends beaucoup de médicaments pour m'empêcher d'avoir mal au ventre ( antidépresseurs, antispasmodiques ... ), je contrôle mon alimentation le soir ... Personne à part mon copain n'est au courant de ma situation. Mes parents ne sont pas au courant car j'ai honte de cette phobie. Je ne sais pas à qui m'adresser pour pouvoir guérir.

Je connais mal cette maladie et j'aurais besoin de discuter avec des personnes émétophobes. Bisous.

Elsy


Voilà, je m'appelle Bruno, j'ai 30 ans et je viens de voir votre site, je ne savais pas comment se nommait le problème que j'ai depuis mon enfance. Je réagis très vite dans certains contextes et comme les autres je vomis mais pourquoi je n'en sais rien, je crois que j'ai tout essayé, médicaments, psy, sophro, hypro et j'en passe. J'ai même été opéré de l'estomac. Je n'en peux plus de vivre ce cauchemar, j'ai eu des moments de répit quand j'étais seul. En couple, après un moment, le moindre stress me faisait réagir. Je me sens très mal. A croire que Dieu nous a oublié dans sa clémence.

Bruno ...


Salut à tous et à toutes, moi je n'arrive plus à gérer cette peur. Ma famille me culpabilise face à cette phobie, me traite de cinglée, mon mari ne supporte pas mes crises d'angoisse lorsque je suis face à mes nausées.

En général, je pars en voiture ou à pieds, il faut que je sois seule. Tout ceci est un enfer à vivre du fait que je ne me sente pas du tout soutenue. Impossible de savoir d'où ce mal me vient mais il faut que ça s'arrête, ça me bouffe la vie en continu. Dans ces moments de phobie, je crois que je pourrais faire n'importe quoi pour ne pas vomir. S'il existe des solutions, s'il vous plaît, dites le moi. Grâce à une émission, j'ai déjà pu voir que d'autres personnes sont comme moi et déjà là, je dois dire que j'ai été soulagée ...

Laetitia


La peur de vomir est apparue chez moi sans raisons apparentes, je ne me souviens pas de véritables raisons, peut-être une soirée où j'ai vu des gens malades ou sur un bateau mais cette peur est appaure un jour en me réveillant. Depuis ce moment, cette peur est en moi.
J'y pense chaque jour dès mon lever, j'ai toujours dans mon sac du motilium et du spasfon, je ne mange que des aliments faciles a digérer, je ne prends aucun risque qui pourrait entraîner des vomissements.

Quand je suis chez moi, cette peur s'atténue : le fait d'être chez moi me rassure, d'avoir près de moi des personnes qui me comprennent ; je sais que chez moi, si j'avais envie de vomir, ce serait vivable et encore c'est pas dit.

En dehors de chez moi, c'est une véritable catastrophe, manger à la cantine, voir les autres manger des choses que je soupçonne indigestes.

J'ai peur de voir des gens vomir, même entendre le seul bruit de quelqu'un de malade me dégoûte.

J'ai l'impression d'être folle ... Dès que quelqu'un prononce le mot " vomi ", je deviens folle , je panique et tous les symptômes du vomissement sont en moi.

Emmanuelle54


Je vais expliquer mes peurs :

- peur de vomir en public
- peur d'entendre et de voir quelqu'un vomir
- de se retenir de manger des aliments de peur de le vomir ( en public )
- je n'aime pas faire de trés longs voyages de peur de vomir ( peut-être parce que quand j'étais petite, je ne supportais pas la voiture )
- aprés un bon repas, j'ai quelques douleurs au ventre et j'ai peur de vomir
- je ne monte jamais dans des manèges à sensation de peur de vomir ( peut-être parce qu'une fois, j'ai vu un homme vomir en public dans un manège de ce genre )
- être motivé à boire un verre d'alcool et de ne pas le finir de peur d'être malade et de le vomir ( souvent à des fêtes, d'autres vomissent à cause de l'alcool )

Je n'ai pas de moment de panique vraiment précis mais je sais que ce que je dis est réel ,je le pense vraiment, dites-moi si je suis émétophobe ou si je suis comme tous les gens, merci d'essayer de me répondre .... A mon avis, je ne suis pas pire que d'autres personnes au niveau de cette phobie ... Je vis quand même bien ... Merci.

Alice


Bonjour, je suis très soulagée d'avoir trouvé un site comme celui-ci. Tout ce que j'ai lu, je le vis quotidiennement. C'est par périodes et lorsque je suis plus stressée, c'est pire. Une chose est sûre, c'est que je veux m'en sortir. J'ai commencé une thérapie cognitivo-comportementale et j'ai espoir. Bonne chance.

Anik


Bonjour à tous, je viens sur ce forum pour m'associer à vous moi et ma peur terrorisante de vomir !!!

Cela fait quelques années que j'ai cette peur et j'ai le souvenir d'avoir vomi pendant toute une nuit il y a quelques années déjà. Cette impression que jamais ça ne s'arrêtera me fait même plus peur que la mort. C'est dire que c'est fort.

Je ne supporte plus de vivre comme cela. J'espère un jour pouvoir avoir des enfants mais je sais que tant que j'aurai cette peur, je me gâcherais la vie continuellement. J'en ai vraiment trop marre. Merci d'avoir lu ce message ...

Lili


Bonjour, je viens de consulter le site découvert par hasard en surfant sur doctissimo. Je me suis reconnue enfant, adolescente et jeune adulte dans vos témoignages.

Je ne ferais qu'un bref résumé de ce que j'ai traversé pendant toutes ces années où je ne pouvais aller nulle part sans emporter ma collection de Vogalène, Primpéran et Motilium. Comme vous, j'avais des sueurs froides dès que j'entendais parler de gastro ou si je voyais vomir un enfant ...

Cet enfer a pris fin lorsque je suis tombée enceinte de mon premier enfant. La grossesse m'a transformée, et mes rares nausées de femme enceinte étaient presque agréables, si si ! Elles n'étaient dans mon esprit pas associées à une possible pathologie sous-jacente mais à ce bébé qui poussait dans mon ventre. Bon c'est vrai, j'ai quand même eu recours à l'homéopathie et au Motilium, mais sans plus.

Quand mon fils est né, j'angoissais à chaque petite crachouille, je me demandais comment j'allais réagir s'il vomissait. Et puis c'est arrivé,