Coco,
30 ans, maman de trois petits monstres.
Alors accrochez-vous, comme y'en a 3 ça va être
long, lol, c'est partiiiiii !!!!
Première
grossesse ( 25 ans ) : Après pas mal de problèmes
physiques dans notre couple, je me disais que nous allions
mettre des années pour avoir un bébé
( voire même ne pas en avoir du tout ). Un soir,
nous sortons en boite et mon homme me dit " alors,
on le fait ce bébé ? ". Bien-sûr
qu'on le fait ! Au retour, ( légèrement
pompette, lol ), nous décidons de mettre notre
projet a éxécution.
La
vie a fait son petit bonhomme de chemin et à
la fin du mois : retard. Mais aucune inquiétude
vu que je n'ai pas de cycles réguliers. Le seul
truc qui me fait avoir un doute c'est mon état
physique : je ne me sens pas comme d'habitude, nauséeuse,
bizarre. Un matin, je cours a la pharmacie chercher
un flacon, je le porte au labo et à 16 heures,
verdict ! J'ai failli m'évanouir dans le labo,
de surprise.
J'avais un peu peur de la grossesse, mais comme je suis
de nature assez inconsciente, j'ai pas stressé
outre mesure. Par contre les 3 premiers mois, très
fortes nausées ( sans vomi ) mais j'avais du
mal à le vivre. J'avoue avoir souhaité
faire une fausse-couche pour redevenir " normale
", et bien entendu, je culpabilisais atrocément
d'avoir de telles pensées alors que ce bébé
me paraissait inespéré dans notre cas
et il était tellement voulu.
Puis après, super-pêche pendant les 6 mois
suivants, et juste des angoisses normales de future
maman. 11 jours avant terme, j'ai perdu les eaux à
4 heures du matin, nous sommes partis, j'étais
super zen. Comme je n'avais pas de contractions et un
col encore fermé, on m'a provoqué quelques
heures plus tard. Et j'ai voulu jouer à la guerrière
qui veut pas de péri ! 5 heures plus tard, je
supppliais qu'on me la fasse. Là j'avais de grosses
nausées à chaque contraction et je n'avais
qu'une envie, c'était vomir sur mon homme, oui,
oui : SUR lui. ( après tout, hein, qui est-ce
qui m'avait mis dans cet état ! hihi ).
La peri a fait effet et les nausées sont parties.
Les heures qui ont suivi ont été super,
je rigolais avec mon homme, le gygy, j'écoutais
de la musique ... super cool. Et ma puce est arrivée,
un bonheur immense, ça y est, j'avais mon bébé
contre moi.
Deuxième
grossesse ( 28 ans ) : Bébé surprise !
Un soir mon homme me dit " ça fait longtemps
que t'as pas eu tes règles, non ? ", moi,
" ah, tu crois ? " ( la fille pas à
l'ouest du tout ! lol ). La discussion s'arrête
là, mais je réfléchis toute la
nuit, il m'a mis un doute. Donc le lendemain matin,
je file à la pharmacie chercher un test. Je le
fais dès mon retour et là : alerte rouge
! Tout le monde sur le pont ! Nous avons un test radioactif
! Alerte rouge ! Dès les premières gouttes
de pipi, les deux barres m'ont " sauté à
la figure ". Maintenant j'en rigole, mais ce matin
là, je me suis plutôt dit " mon Dieu,
non ! ". En effet, même si un second bébé
était prévu, ce n'était pas le
moment car ma grande traversait ue grosse période
d'opposition, je me sentais un peu perdue dans mon rôle
de maman alors je me voyais mal gérer ma fille
et une grossesse. Passé ce moment de désapointement
( ça a duré 5 minutes ! ), je sautais
partout trop heureuse.
J'ai
aussi eu des nausées ( encore plus fortes ) pendant
les 3 premiers mois. Puis ça c'est plutôt
bien passé, jusqu'aux deux derniers mois, où
là j'ai commencé à mal vivre dans
mon corps à cause de ma prise de poids ( 26 kg
). Je me sentais énorme, moche et j'avais peur
de rester comme ça après.
Le jour J est arrivé et Monsieur, n'a pas voulu
pointer son nez, on m'a déclenché deux
jours après. Mauvais souvenir car mon fils a
eu une grosse baisse de rythme cardiaque due à
l'ocytocine ( hormone qu'on injecte pour provoquer les
contractions artificiellement ). Il supportait mal le
rythme effréné des contractions qu'on
lui imposait. J'ai cru qu'il allait mourir et j'ai eu
très peur. Mais mon nounours est arrivé,
en pleine santé, tout beau, tout rond ( 4kg300
). Hormis cet episode déstabilisant, l'accouchement
s'est passé nickel, aucune nausée, rien,
alors que la péri ne marchait quasiment pas.
Le deuxième bonheur de ma vie, mon gros bébé.
( qui est toujours le bébé à sa
maman ).
Troisième
grossesse ( 30 ans ) : Nous parlions du petit troisième,
un soir on se lâche et hop, la nature nous le
donne. Là je me sentais super zen, très
forte, je me sentais parfaitement prête a assumer
mes deux grands, la fatigue, le gerbi s'il devait y
en avoir. Et heureusement car 3 mois de nausées
encore plus fortes + baisses de tension incessantes.
Mon si beau moral en prend un coup, mais je me dis que
tout va vite aller mieux. Or, 4ème mois : des
contractions, repos, plus de voiture. Ensuite je perds
mon père d'une maladie fulgurante. Au 5ème
mois, l'échographiste m'annonce que ce sera un
petit bébé, elle est dans les courbes
basses, ça me stresse encore plus, car j'imagine
que si elle nait en plus prématurée à
cause des contractions, on me la prendra pour la mettre
en couveuse, peut-être qu'elle n'ira pas bien
.... Repos, toujours repos, je ne fais que le strict
minimum pour m'occuper des grands, le reste c'est mon
chéri qui s'en occupe. Au 7ème mois, les
nausées recommencent, le soir, mais pas très
fortes. Le temps passe tant bien que mal et le dernier
mois, je craque et je recommence à bouger un
peu : surprise : plus de contractions ( enfin très
peu ), le monde à l'envers !
Les jours passent et je vois le déclenchement
arriver, je suis désespérée, le
moral à zéro car je voudrais enfin savoir
ce qu'est un accouchement naturel, d'autant plus que
ce coup-ci je ne voulais pas la péri non plus
et ça je savais que j'allais l'assumer. Je voulais
pour ce dernier bébé ( car normalement
on arrête là ) prendre pleinement conscience
de ce qu'est " donner la vie ", avec la douleur
que ça comporte mais aussi la moindre sensation.
4
septembre, jour du terme : absolument rien. Mon gynéco
m'annonce le déclenchement pour le 7. Trois a
jours à pleurer, à prier chaque seconde
pour que le travail commence, à parler à
mon bébé pour qu'elle vienne.
Helàs, j'ai dû etre déclenchée
quand même car mon col n'était absolument
pas ouvert. 3 heures de contractions inutiles ( sous
perf ), très mal, un accouchement qui s'annonçait
très long, donc j'accepte la péri. Et
là tout s'accélère, je souffre
le martyre, je me vois limite mourir, la péri
ne marche pas DU TOUT ( enfin, légèrement
sur une jambe ). Je n'imagine pas le calvaire que je
vais devoir endurer pendant de longues heures ... je
suis à bout. Sauf que, surprise : certes la péri
ne marche pas mais elle fait lâcher le col et
je passe de 2 à dilatation complète en
1/4 d'heure et ma poupette nait sans aucun effort. Et
elle pèse 3kg500, en pleine forme. Quel soulagement
! Et quelle joie ! J'oublie tout.
Voilà
pour mes grossesses, des joies, des peines, des angoisses,
beaucoup de nausées mais aucun vomissement. Et
un truc super : je ne suis quasiment pas éméto
quand je suis enceinte, je sais que vomir peut arriver
et ça ne me fait pas peur. C'est d'ailleurs pour
ça que j'ai toujours pu me lancer sans appréhension
par rapport à ça.
Ma
vie avec eux ...
Ma grande est une experte en vomi, mon fils n'a eu qu'une
gastro. Quand ça arrive, je me sens mal, j'ai
peur mais si je suis seule avec eux, je vais pas les
laisser croupir dans leur saleté. Donc je gère,
le coeur au bord des lèvres et tant pis si je
vomis moi aussi. Y'a pas le choix.
Si mon homme est là, je fais l'assistante mais
je lui laisse faire le plus gros.
J'ai
expliqué à ma fille que javais une maladie
qui fait que j'ai peur du vomi, donc qu'il faut qu'elle
se débrouille seule au maximum et qu'àprès
je l'aide. Mais qu' elle, elle n'a pas cette maladie
et que vomir ne fait pas peur et fait même beaucoup
de bien à l'organisme. Elle gère comme
une chef ! Je suis super fière.
Et je compte bien continuer a me battre pour guérir
complètement ( surtout faire cesser l'émétophobie
sociale p our vivre normalement et ne pas pénaliser
les enfants ). Puis quand ils attraperont tous les 3
une gastro en même temps, ça va être
bien sympa ...
Puis peut-être que d'ici là, un petit quatrième
aura rejoint le clan ... histoire à suivre, lol.
Coco