1/
vos craintes sur la grossesse AVANT la bonne nouvelle
:
Depuis des lustres, avant même que je ne déclare
la phobie, j'avais peur des vomissements. Pour la plupart
des gens, grossesse = vomi, et on le voit bien dans
les films! Alors, j'ai cru pendant des années
qu'on devait absolument vomir pendant la grossesse.
A cette crainte, j'avais peur de certaines situations
: vomir en voiture ( je fais beaucoup de voiture dans
mon boulot ), faire un malaise en conduisant, vomir
lors d'un rendez-vous professionnel et surtout qu'on
se moque de moi !
Puis, lorsque j'ai découvert le site, j'ai commencé
à avoir moins peur, grâce aux témoignages
des émétos qui l'ont vécu et petit
à petit, j'ai gagné une certaine confiance
avant de décider de me lancer.
En revanche, je n'avais pas peur de l'accouchement car
je ne savais pas à l'époque qu'on pouvait
vomir de douleur.
2/
la manière dont vous avez appris votre grossesse
:
Lorsque je me suis lancée, tous les mois avant
d'avoir mes règles, je me déclenchais
des nausées psy. J'avais tellement envie de tomber
enceinte qu'il me fallait ce signe. J'en ai fait des
crises pour rien !
Et puis, 5 mois après, au moment d'avoir les
règles, j'ai eu des douleurs de règles
et je me suis dit " mince, c'est pas pour ce mois-ci
". Mais après un jour de retard, j'ai commencé
à espérer car je n'ai jamais de retard.
Pour être sûre, j'ai fait le test le surlendemain,
et IL ETAIT POSITIF !!!
Ce fut l'euphorie totale. Je me sentais super bien dans
ma peau. J'étais fière car je craignais
de ne pas pouvoir tomber enceinte. Quand je croisais
les gens, je me disais intérieurement "
je suis enceinte, j'attends un bébé "
et j'avais envie de le crier tout haut. C'est un très
beau moment de ma vie. A ce moment là, j'étais
trop heureuse pour penser au gerbi.
3/ le déroulement général
:angoisses, nausées ou pas, vos trucs pour affronter
tout ça ...
Je n'ai pas trop angoissé au début, mais
vers 1 mois, j'ai commencé à avoir des
sensations bizarres, vers 10H et le soir vers 18H. Je
ne pourrai pas dire si c'était des nausées
car je n'avais pas l'impression que je l'allais vomir,
mais je ressentais comme une sorte de dégoût.
J'étais patraque.
Sur les conseils des émétos, j'ai grignoté
sans arrêt, et ça allait mieux ensuite,
mais il fallait compter 2H pour que ça passe.
J'ai eu ça pendant un bon mois, et ça
m'a donné pas mal d'angoisse dès qu'on
devait manger chez des gens. J'avais peur de ne pas
digérer le repas, et petit à petit j'ai
commencé à éliminer tous les plats
gras et lourds ou trop sucrés. J'en ai annulé
des repas entre amis !
Mais ce qui était pénible, c'est que si
je m'habituais trop longtemps à un aliment, ça
finissait par me dégoûter. Donc, au début,
c'était des biscottes, puis des krisprolls, puis
des pains au lait, puis des petits beurre, puis du pain
de mie avec du fromage ( que je mangeais à 10H
), etc ...
Vers 2 mois et demi, les malaises ont commencé
à s'estomper. Je suis même allée
à la Réunion où j'ai mangé
plein de plats épicés et je n'ai pas eu
de problème. Parfois j'avais la digestion un
peu lourde.
J'avoue qu'il m'est arrivé de temps en temps
de prendre du motilium ( que le médecin m'avait
prescrit ), juste par précaution.
Dès les 3 mois de grossesse, je n'ai plus eu
ces malaises, mais vers 5-6 mois, j'ai commencé
à avoir de brûlures d'estomac et la digestion
TRES LONGUE le soir. Alors, afin d'éviter de
psychoter, j'ai supprimé tous les aliments acides
et je prenais mon dernier repas léger vers 18H
et une pomme avant de me coucher. J'ai eu quelques remontée
acides aussi.
Vers 7 mois, j'ai commencé à m'intéresser
à l'accouchement. Et là, ô misère,
j'ai appris qu'on pouvait vomir de douleur. Donc, j'ai
eu de nouvelles angoisses. C'est pourquoi j'ai choisi
la prépa à l'accouchement option sophro.
Pour me rassurer, on m'avait dit que je pouvais demander
une piqûre de primpéran pendant l'accouchement,
mais l'anesthésiste que j'avais était
contre. Alors, j'ai psychoté, encore et encore
...
Puis, 2 semaines avant terme, l'heure était venue.
Sur le coup, j'étais super heureuse, mais j'ai
eu une poussée d'adrénaline en pensant
que je pouvais vomir de douleur, ou bien suite à
la césarienne (le bébé étant
en siège décomplété, il
était prévu que j'accouche par voie basse,
mais la césa n'était pas exclue en cas
de complication )
Dans l'ensemble, j'ai bien vécu cette grossesse
malgré ces angoisses. J'étais quand même
bien dans ma peau, sereine. Parfois je regrette cette
période.
4/
récit de l'accouchement :
et le bébé est arrivé, sans gerbi
!
RECIT DE MON ACCOUCHEMENT – 25 Mai 2005
- 3H45
Tout a commencé le mardi 24 au soir. Mais la
veille, j'avais eu des contractions violentes dans la
nuit qui m'avaient fait penser que l'échéance
était pour bientôt. Le lendemain tout allait
bien, j'ai même pu faire une petite sortie d'une
demi-heure, mais c'est vers 18h que les contractions
ont recommencé, avec la perte du bouchon muqueux.
J'étais alors sûre que j'accoucherai avant
la fin de semaine, mais pas ce jour là ! De plus,
la semaine précédente, à ma visite
du 9ème mois, la gynéco m’avait
dit que le col était ouvert.
Les contractions sont devenues de plus en plus douloureuses
mais irrégulières, environ toutes les
10 ou 15 ou 20 minutes. Vers 22h, je perds du liquide
transparent, mais pas une grosse quantité. Là,
j'ai des doutes et j'appelle une sage-femme qui me dit
que c'est sûrement du liquide lié au bouchon
muqueux et que ce n'est pas encore le moment.
Mais de 22H45 à 23H45, j'ai des contractions
vraiment de plus en plus fortes et toutes les 3-4 minutes
environ avec de nouveau perte de liquide : on fonce
alors à la maternité.
J'arrive à minuit et mon col est déjà
ouvert à 4cm. On me confirme que j’ai bien
perdu les eaux. Je souffre pas mal ( ça me donne
de légères nausées )et on me pose
la péri à 1H15. C’est un gentil
sage-femme qui m’accouche, alors je lui demande
de me faire une piqûre de primpéran et
il accepte. Heureusement car c’est l’anesthésiste
que j’avais consulté auparavant qui est
venu me poser la péri et il était de mauvaise
humeur car on l’avait réveillé.
Je l’ai encore mis de plus mauvaise humeur lorsque
j’ai dû me redresser brutalement à
cause d’une vilaine remontée acide.
A
2H, on me dit que le col est complètement dilaté
mais qu'il faut attendre que le bébé descende.
Je souffre bcp moins grâce à la péri
et on attend tranquillement avec mon mari jusqu'à
3H30. Vers 3H hélas, je ressens de nouveau les
contractions mais je sais que je suis dans la dernière
ligne droite.
En 4 poussées et 15 min, Anaïs est née
à 3H45 et a fait notre plus belle joie.
C'est un merveilleux moment lorsqu'on nous pose le bébé.
Je n'oublierai jamais son regard.
Finalement
je n’ai pas vomi et cet accouchement restera vraiment
un beau moment ds ma vie.
5/
votre vie avec le(s) petit(s), les maladies, la manière
de gérer ...
Il m'est arrivé 3 fois d'avoir un mouvement de
recul lorsque le bébé vomissait. C'était
tout simplement dû au fait qu'elle avait trop
mangé.
De temps en temps, j'ai des craintes quand elle tousse
très fort.
Il est évident que j'ai très peur qu'elle
vomisse. J'ai de la chance, car ça ne lui ai
plus arrivé depuis ses 1 mois.
Mais ce qui me fait vraiment très très
très peur, c'est qu'elle chope la gastro car
j'aurai peur de l'attraper. Dans mon entourage, les
enfants ont souvent la gastro, une dizaine de fois par
an. Ca me saoule. Je ne comprends pas pourquoi les enfants
l'ont si souvent alors que moi, je n'en ai jamais eu
une vraie ( que par le bas, et pas avant 25 ans ) ni
mon mari d'ailleurs.
La nourrice emmène ma puce au parc où
elle voit plein d'enfants, et qu'elle n'est pas mon
angoisse lorsque je vois des petits de 2 ans lui faire
des bisous partout.
Pour l'instant je n'angoisse pas énormément
pour la gastro car j'allaite encore Anaïs, et les
pédiatres m'ont confirmé que ça
protège des gastros. Mais après, comment
je vais gérer ? Il faut que je fasse une TCC,
mais je ne suis pas encore bien prête car je suis
trop occcupée pour l'instant. On verra en 2006.
Pour celles qui veulent se lancer, il n'y a aucune règle,
je pense. On ne peut pas savoir à l'avance comment
se déroulera la grossesse. Je crois que l'envie
d'être mère est plus forte que la phobie.
Fabie