Bonjour
à tous,
d'abord,
félicitations pour l'existence de ce site qui
permet à tout éméto ou non de réfléchir
au sujet.
Je me permets de vous faire part de ma jeune expérience
sur ce sujet très complexe ( car d'origine mentale
) qu'est de vivre avec une éméto.
Je sors depuis peu avec une éméto et mon
amour me motive à chercher toutes les infos sur
cette phobie ; histoire de comprendre ce qu'il se passe
dans sa jolie petite tête. Voila comment j'ai
découvert ce site.
Contrairement
à certains témoinages de proches, moi
j'ai eu la chance d'être mis au parfum dès
le début. Il faut dire que le fait de se rencontrer
sur le net facilite les choses, il lui suffisait de
me glisser un lien vers son site perso où tout
est expliqué ; mais en faisant cela, elle avait
bien conscience que cela pouvait " passer ou casser
".
Une fois informé, je pris la décision
que j'avais à prendre et nous voilà ensemble.
Après lecture de nombreux témoinages,
je m'aperçois que j'ai fait pratiquement l'inverse
des autres conjoints. Je choquerai peut-être du
monde par mes mots mais je crois que toute expérience
est bonne à partager, aprés, chacun en
tirera ses propres conclusions.
En effet, je sais que ma chérie a un petit soucis
et j'en ai bien conscience. Mais mon éducation
implique que dans ma famille, on n'est pas du style
à se plaindre ni à plaindre les autres,
alors ceci implique que j'ai toujours en tête
que mon amie à une phobie, mais je préfère
vivre sans constamment la mettre en avant et de ne pas
se refugier derrière elle dès que l'on
a un petit bobo de la vie.
Donc elle savait que je savais, mais peut-être
par timidité, elle ne voulait pas rentrer dans
une discussion du genre je suis pas belle, je me sens
mal dans ma peau etc etc. Il faut dire que dès
les premières rencontres, ce n'est pas un super
sujet de drague.
Ayant remarqué qu'elle n'en parlait pas d'elle
même, je décidai de ne pas forcément
amener le sujet et de voir en situation réelle
où étaient ses limites.
Dès le deuxiéme RDV, et je m'aperçois
maitenant que j'ai été un peu vache, je
l'invite au restaurant, elle a eu le droit de choisir
l'adresse ( je ne suis pas sadique ). Par timidité
de dire non et par envie certainement de s'en sortir,
elle profita de l'occasion pour se tester et fit comme
si de rien n'était.
Puis aprés se fut Mc Donald's.
Et encore mieux, un resto en bordure de mer avec vue
imprenable sur le clapotis des vagues qui donnerait
à n'importe quel marin confirmé le mal
de mer au bout d'un certain temps.
Je ne dis pas qu'elle est guérie, ni que c'est
grâce à moi qu'elle fait des progrès
car cela fait des années que pour elle son combat
a commencé et j'arrive dans une phase plus facile
que certains conjoints peuvent vivre actuellement.
J'espère
que mon témoinage pourra apporter peut-être
une solution à d'autres. Mais je crois qu'il
n'y a pas de méthode miracle, il faut déjà
tenir compte de la personnalité de chacun. Cette
même méthode peut plus souvant braquer
l'individu que fonctionner. Mais on n'est pas toujours
obligé de s'appitoyer sur son sort pour guérir,
bien au contraire car une phobie, à la base vient
d'une " surintelligence " donc du cerveau,
alors le moral me parait être une chose essentielle
pour la guérison.
Bon courage à tous,
Xavier.