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24 Juillet 2008 , bienvenue sur emetophobie.net
                 
Accueil > Trucs & Astuces > Objet contraphobique
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Merci à Olivia de son astuce qui pourra donner un petit coup de pouce à tous ceux qui souhaitent se séparer progressivement de leur objet contraphobique.

Rappel : les émétophobes ont généralement un objet contraphobique avec eux. Un grigri, un objet rassurant, que ce soit un médicament ou autre chose. Certains utilisent des anti-émétiques ( médicaments anti vomitifs que tout le monde connaît ), d'autres utilisent des essences mentholées ou à l'eucalyptus, d'autres utilisent de l'eau de mélisse, d'autres utilisent des bonbons à la menthe ... Chacun possède son ou ses objets.

Les objets contraphobiques ne soignent pas. Ils ne guérissent pas. Ils ne sont qu'une illusion. Un anti-émétique n'enlèvera pas les nausées psychologiques d'une crise d'angoisse de par son action médicamenteuse. Les nausées partent parce qu'on a pris le médicament, mais elles ne partent pas par l'action du médicament. Prendre ce médicament nous rassure. Mais ça n'enlève pas les nausées psychologiques. Ce n'est pas fait pour ça. Les émétophobes consomment beaucoup trop de ces médicaments et les conséquences peuvent être dramatiques pour la santé.

Pour réduire sa consommation d'anti-émétiques ou de bonbons mentholés ( ou tout ce qu'il est possible de compter ), voilà une technique :

Imaginez cette scène. Vous débutez une crise d'angoisse pour une raison X ou Y. Vous vous dirigez de façon machinale vers votre objet contraphobique. Vous avez besoin d'être rassuré. Vous êtes dépendants de cet objet. Il vous le faut. Tout de suite. Immédiatement. Les nausées montent. Vous aimeriez ne pas avaler " votre objet " mais il vous le faut. Vous luttez pour ne pas le prendre. Mais vous paniquez, les nausées redoublent en intensité. Vous paniquez alors deux fois plus. Vous voilà entré dans la boucle infernale qui vous lie à votre objet. Rompez ce cercle. Peut-être pas à chaque fois au début, mais rompez-le progressivement.

A chaque fois qu'une crise survient et que vous avez pour intention de vous ruer sur l'objet en question, sortez-le. Touchez-le, gardez-le dans votre main le temps nécessaire. Pratiquez les techniques de maîtrise de crise d'angoisse et une fois que vous le sentez, posez votre objet sur une table, bien en vue. Votre table de nuit par exemple. A chaque crise, essayez de faire la même chose. Vous verrez qu'au bout d'une semaine, vous aurez certainement pas mal d'anti-émétiques ou de bonbons sur votre table de nuit et vous verrez combien votre corps vous remerciera par la suite. Vous l'avez épargné de beaucoup de saletés chimiques néfastes pour lui.

Votre corps n'a pas besoin de cet objet. C'est votre tête ( la phobie ) qui en a besoin. A vous de trouver le moyen de faire la loi. Vous commandez. La phobie doit se soumettre, pas l'inverse.

Attention : Ce n'est pas parce que vous subissez un échec à ce niveau-là que vous êtes nul, moins que rien et que vous n'y arriverez jamais. Il s'agit là aussi d'un entraînement régulier et quotidien. Succomber est facile. Lutter est difficile. On peut y arriver. Les échecs amènent souvent à la victoire. Si on prend deux ou trois fois l'objet contraphobique au lieu de dix fois, c'est déjà un grand pas. Pour arriver au zéro, il faut se laisser beaucoup de temps, et parfois même se faire aider par un professionnel.

Comparez cela à un arrêt du tabac. Les professionnels disent parfois qu'il faut effectuer plusieurs tentatives avant d'y arriver. Courage, vous aussi pouvez y arriver.

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