Merci
à Olivia de son astuce qui pourra donner un petit
coup de pouce à tous ceux qui souhaitent se séparer
progressivement de leur objet contraphobique.
Rappel
:
les émétophobes ont généralement
un objet contraphobique avec eux. Un grigri, un objet
rassurant, que ce soit un médicament ou autre
chose. Certains utilisent des anti-émétiques
( médicaments anti vomitifs que tout le monde
connaît ), d'autres utilisent des essences mentholées
ou à l'eucalyptus, d'autres utilisent de l'eau
de mélisse, d'autres utilisent des bonbons à
la menthe ... Chacun possède son ou ses objets.
Les
objets contraphobiques ne soignent pas. Ils ne guérissent
pas. Ils ne sont qu'une illusion. Un anti-émétique
n'enlèvera pas les nausées psychologiques
d'une crise d'angoisse de par son action médicamenteuse.
Les nausées partent parce qu'on a pris le médicament,
mais elles ne partent pas par l'action du médicament.
Prendre ce médicament nous rassure. Mais ça
n'enlève pas les nausées psychologiques.
Ce n'est pas fait pour ça. Les émétophobes
consomment beaucoup trop de ces médicaments et
les conséquences peuvent être dramatiques
pour la santé.
Pour
réduire sa consommation d'anti-émétiques
ou de bonbons mentholés ( ou tout ce qu'il est
possible de compter ), voilà une technique :
Imaginez
cette scène. Vous débutez une crise d'angoisse
pour une raison X ou Y. Vous vous dirigez de façon
machinale vers votre objet contraphobique. Vous avez
besoin d'être rassuré. Vous êtes
dépendants de cet objet. Il vous le faut. Tout
de suite. Immédiatement. Les nausées montent.
Vous aimeriez ne pas avaler " votre objet "
mais il vous le faut. Vous luttez pour ne pas le prendre.
Mais vous paniquez, les nausées redoublent en
intensité. Vous paniquez alors deux fois plus.
Vous voilà entré dans la boucle infernale
qui vous lie à votre objet. Rompez ce cercle.
Peut-être pas à chaque fois au début,
mais rompez-le progressivement.
A
chaque fois qu'une crise survient et que vous avez pour
intention de vous ruer sur l'objet en question, sortez-le.
Touchez-le, gardez-le dans votre main le temps nécessaire.
Pratiquez les techniques de maîtrise de crise
d'angoisse et une fois que vous le sentez, posez votre
objet sur une table, bien en vue. Votre table de nuit
par exemple. A chaque crise, essayez de faire la même
chose. Vous verrez qu'au bout d'une semaine, vous aurez
certainement pas mal d'anti-émétiques
ou de bonbons sur votre table de nuit et vous verrez
combien votre corps vous remerciera par la suite. Vous
l'avez épargné de beaucoup de saletés
chimiques néfastes pour lui.
Votre
corps n'a pas besoin de cet objet. C'est votre tête
( la phobie ) qui en a besoin. A vous de trouver le
moyen de faire la loi. Vous commandez. La phobie doit
se soumettre, pas l'inverse.
Attention
:
Ce n'est pas parce que vous subissez un échec
à ce niveau-là que vous êtes nul,
moins que rien et que vous n'y arriverez jamais. Il
s'agit là aussi d'un entraînement régulier
et quotidien. Succomber est facile. Lutter est difficile.
On peut y arriver. Les échecs amènent
souvent à la victoire. Si on prend deux ou trois
fois l'objet contraphobique au lieu de dix fois, c'est
déjà un grand pas. Pour arriver au zéro,
il faut se laisser beaucoup de temps, et parfois même
se faire aider par un professionnel.
Comparez
cela à un arrêt du tabac. Les professionnels
disent parfois qu'il faut effectuer plusieurs tentatives
avant d'y arriver. Courage, vous aussi pouvez y arriver.